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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2504083

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2504083

jeudi 25 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2504083
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème Chambre
Avocat requérantOUESLATI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B D, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté disposant d'une délégation de signature régulière. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 juin et 7 septembre 2025, M. B D, représenté par Me Oueslati, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 avril 2025 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé en cas d'exécution d'office, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail ;

3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à Me Oueslati au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou, à défaut d'admission à l'aide juridictionnelle, à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence, faute pour son signataire de disposer d'une délégation de signature ;

- le refus de titre de séjour est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'un défaut d'examen complet et approfondi, à défaut notamment d'examen de la demande qu'il a présenté en qualité d'étudiant ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- l'obligation de quitter le territoire français sera annulée par voie de conséquence de l'annulation du refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision fixant le pays de destination sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ;

- l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2025, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- à supposer que le requérant soit regardé comme ayant formulé une demande de titre de séjour portant la mention " étudiant " sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il n'a pas examiné, il s'est abstenu de fournir des preuves qu'il dispose de moyens d'existence suffisant pour subvenir à ses besoins ;

- les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Desbourdes ;

- les observations de Me Oueslati, représentant M. D ;

- et les explications de M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant géorgien, est entré le 2 mars 2019 sur le territoire français à l'âge de treize ans, accompagné de ses parents. La demande d'asile présentée en son nom par ses parents a été définitivement rejetée par décision de la Cour nationale du droit d'asile du 27 septembre 2019. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 2 avril 2025 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :

2. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été signé par Mme C A, directrice des étrangers en France. Celle-ci disposait d'une délégation de signature, accordée par arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 28 octobre 2024 publié le même jour au recueil des actes administratifs de l'État dans le département d'Ille-et-Vilaine, à l'effet de signer notamment les décisions portant refus de titre de séjour assorties d'une mesure d'éloignement, les décisions distinctes fixant le pays de renvoi ainsi que les interdictions de retour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

3. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les considérations de fait et de droit qui constituent le fondement du refus de titre de séjour et que cette décision est, par suite, suffisamment motivée. Dès lors, le moyen tiré de ce que le refus de titre de séjour serait insuffisamment motivé doit être écarté.

4. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. () ".

5. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de celles produites par le préfet d'Ille-et-Vilaine, que M. D a déposé deux demandes de titre de séjour et que le formulaire daté du 27 février 2023 de la première de ces deux demandes, à laquelle le préfet a entendu répondre, indiquait une demande de titre en qualité d'étudiant, le formulaire de la seconde demande daté du 23 décembre 2024 ne faisant que confirmer une telle demande dès lors qu'il indique que l'intéressé est étudiant en BTS Cybersécurité, informatique et réseaux. Par conséquent, M. D pouvait être légitimement regardé comme ayant demandé un titre portant la mention " étudiant " présentée sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet d'Ille-et-Vilaine reconnaît ne pas avoir examinée.

6. Cependant, l'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.

7. Le préfet d'Ille-et-Vilaine fait valoir que, si une demande de titre étudiant devait être regardée comme lui ayant été présentée, il aurait opposé le défaut de justification par l'intéressé de l'existence de moyens suffisants pour subvenir à ses besoins. Il doit ainsi être regardé comme demandant au tribunal de substituer aux motifs de sa décision, celui-ci tiré de l'absence de satisfaction de la condition ainsi fixée par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. Alors que l'intéressé ne produit à l'instance qu'une fiche d'accord pour un stage, il ne justifie d'aucune ressource pour financer son cursus d'étude en France. Il résulte ainsi de l'instruction que le motif invoqué par le préfet est propre à fonder un refus de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La substitution de motif ainsi demandée ne privant pas le requérant d'une garantie, il y a lieu d'y procéder et, par conséquent, d'écarter le moyen tiré du défaut d'examen de la demande de titre portant la mention " étudiant ".

9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

10. Il est constant que M. D est entré en France à l'âge de treize ans le 2 mars 2019 et qu'il réside donc sur le territoire français depuis six ans à la date de l'arrêté attaqué. Toutefois, il n'est pas contesté par l'intéressé que ses parents sont entrés sur le territoire français puis s'y sont maintenus en situation irrégulière après le rejet définitif de leurs demandes d'asile par décisions de la Cour nationale du droit d'asile du 27 septembre 2019, ceux-ci ayant chacun fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire français prises par arrêtés des 12 septembre 2019 et 9 novembre 2020. Dès lors, l'ensemble de la cellule familiale dont est issu M. D a vocation à retourner en Géorgie de sorte que la décision de refus de titre de séjour, de même que les mesures d'éloignement associées, qui lui sont opposés, n'ont ni pour objet ni pour effet de le séparer des membres de sa famille, l'intéressé étant lui-même célibataire et sans charge de famille. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que les études d'informatique envisagées par l'intéressé ne pourraient pas être poursuivies en Géorgie, son pays d'origine. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un titre de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

11. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".

12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, et alors que la circonstance qu'il est présent en France depuis six ans entre ses treize et dix-huit ans et qu'il est actuellement inscrit en BTS Cybersécurité, informatique et réseaux ne constituent pas des motifs exceptionnels ni des considérations humanitaires, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet d'Ille-et-Vilaine aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne lui délivrant pas un titre de séjour à titre exceptionnel sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision de lui refuser un titre de séjour sur sa situation personnelle.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. D tendant à l'annulation du refus de titre de séjour doivent être rejetées.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

14. Faute d'établir l'illégalité de la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour, M. D n'est pas fondé à demander que la décision portant obligation de quitter le territoire français soit annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision de refus de titre de séjour.

15. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 10 et 12, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle doivent être écartés.

16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. D tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

17. Faute d'établir l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, M. D n'est pas fondé à demander que la décision par laquelle a été déterminé le pays à destination duquel il sera reconduit soit annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'un an :

18. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " (), l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " (), l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".

19. Si M. D est présent sur le territoire français depuis six ans, ne constitue pas une menace pour l'ordre public et n'a pas, personnellement, fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement compte tenu de sa minorité, il ne justifie pas de liens particuliers avec la France, pays dans lequel ses parents et lui-même n'ont jamais eu vocation à demeurer. Dans ces conditions, et pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 10 et 12, il n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'interdiction de retour prononcée à son encontre méconnaîtrait son droit au respect de sa vie privée et familiale et serait, pour ce motif, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. D tendant à l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français doivent être rejetées.

21. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 2 avril 2025.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

22. Le présent jugement n'impliquant l'adoption d'aucune mesure d'exécution, les conclusions présentées par M. D à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

23. Le préfet d'Ille-et-Vilaine n'étant pas la partie perdante dans le cadre de la présente instance, il ne peut être mis à la charge de l'État une somme à verser au conseil de M. D au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou au requérant lui-même au titre du seul article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet d'Ille-et-Vilaine.

Délibéré après l'audience du 11 septembre 2025 à laquelle siégeaient :

M. Vennéguès, président,

Mme Pellerin, première conseillère,

M. Desbourdes, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2025.

Le rapporteur,

signé

W. DesbourdesLe président,

signé

P. Vennéguès

La greffière d'audience

signé

J. Jubault

La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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