vendredi 18 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2504483 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 juin 2025, M. A B saisit le tribunal à la suite de la réception de la décision du 22 mai 2025 par laquelle le président de Brest Métropole a rejeté son recours gracieux formé à l'encontre de la sanction disciplinaire qu'il lui a infligée le 4 avril 2025. Il demande au tribunal de " bien vouloir examiner [son] dossier afin de statuer concernant [sa] demande ".
Il soutient que :
- le conseil de discipline, dans son avis du 10 mars 2025, a émis un avis en faveur d'une exclusion temporaire de fonctions d'une durée de quinze jours, donc cinq jours avec sursis ;
- l'autorité territoriale de Brest Métropole a décidé de ne pas suivre cet avis et lui a infligé une exclusion temporaire de fonctions d'une durée de trois mois, donc deux mois avec sursis ;
- il " accepte la sanction du conseil de discipline de Brest Métropole ".
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B est adjoint technique titulaire exerçant, au sein de Brest Métropole, les fonctions d'agent d'entretien à la direction " patrimoine logistique ". Cette collectivité a sollicité l'avis du conseil de discipline sur le prononcé, à l'encontre de cet agent, d'une exclusion temporaire de fonctions d'une durée de trois mois. Cette instance consultative a, dans sa séance du 10 mars 2025, émis un avis favorable à une exclusion temporaire de fonctions d'une durée de quinze jours, dont cinq jours avec sursis. Le président de Brest Métropole a, le 4 avril 2025, infligé à M. B une exclusion temporaire de fonctions d'une durée de trois mois, donc deux mois avec sursis. L'intéressé a formé un recours gracieux contre cette sanction qui a été expressément rejeté le 22 mai 2025. Par sa requête, M. B saisit le tribunal afin qu'il examine son dossier.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () "
3. Lorsque la juridiction administrative est saisie d'une demande tendant à ce qu'elle mette en œuvre des pouvoirs dont elle ne dispose pas, une telle demande ne peut qu'être rejetée pour irrecevabilité.
4. Il n'appartient pas à la juridiction administrative de procéder elle-même à un nouvel examen de la situation de la personne qui l'a saisie afin de prendre elle-même une décision qui se substituerait à celle prise par l'autorité administrative.
5. M. B sollicite du tribunal administratif qu'il substitue à la sanction disciplinaire qui lui a été infligée par le président de Brest Métropole, celle qui a reçu l'avis favorable du conseil de discipline. Il demande ainsi que le tribunal prononce lui-même une nouvelle sanction, moins sévère que celle qui a été décidée par le président de Brest Métropole. Or, un tel pouvoir n'est conféré à la juridiction administrative par aucun texte ou principe en ce qui concerne les sanctions disciplinaires infligées à un fonctionnaire. En conséquence, la requête de M. B méconnaît la règle rappelée au point 4 de sorte qu'elle n'est pas recevable. Cette irrecevabilité, qui est manifeste, ne peut être régularisée. Il en résulte qu'il y a lieu de rejeter cette requête sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Rennes le 18 juillet 2025.
Le président de la 4ème chambre
signé
D. Labouysse
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026