Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 juillet et 23 septembre 2025, M. A... D..., représenté par Me de Rammeleare, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 26 mai 2025 par lequel le préfet du Morbihan a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d’enjoindre à titre principal au préfet du Morbihan de lui délivrer un titre de séjour l’autorisant à travailler dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail pendant ce réexamen dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve qu’elle renonce à percevoir la part contributive de l’État.
Il soutient que :
- la décision portant refus de délivrance d’un titre de séjour est entachée d’incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen ;
- l’avis du collège des médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration méconnaît les articles L. 425-9 et R. 425-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’article 6 de l’arrêté du 27 décembre 2016 ;
- la décision attaquée méconnaît l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation dans l’usage du pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet ;
- elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle méconnaît l’article L. 435-1 du même code ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence de l’illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnaît l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale en conséquence de l’illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2025, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
L’Office français de l’immigration et de l’intégration a produit des pièces le 7 août 2025.
Des pièces complémentaires ont été enregistrées pour le requérant le 3 octobre 2025. Elles n’ont pas été communiquées.
M D... a été admis à l’aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55 % par une décision du 9 octobre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l’arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d’établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 425-11 à R. 425-13, R. 631-2 et R. 731-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Blanchard,
- et les observations de Me de Rammeleare, représentant M. D....
Considérant ce qui suit :
M. D..., ressortissant tunisien né le 3 juin 1989, est entré en France le 29 septembre 2022 sous couvert d’un visa de long séjour délivré dans le cadre de l’accord franco-tunisien du 4 décembre 2003 sur l’échange de jeunes professionnels. Ce visa était valable jusqu’au 1er septembre 2023. Le 20 janvier 2024, M. D... a déposé une demande de titre de séjour pour raisons médicales. Un titre, valable du 3 mai au 2 novembre 2024, lui a été délivré pour ce motif. L’intéressé en a demandé le renouvellement le 1er octobre 2024. Par arrêté du 26 mai 2025, le préfet du Morbihan a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Le requérant en demande au tribunal l’annulation.
Sur les conclusions aux fins d’annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
En premier lieu, par une décision du 26 mai 2025 régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Morbihan a donné délégation à Mme B... C..., cheffe du pôle « éloignement et contentieux » et signataire de la décision attaquée, aux fins de signer, en cas d’absence ou d’empêchement du directeur de la citoyenneté et de la légalité et de la cheffe de la section « séjour », de signer les décisions relatives au séjour des étrangers. Il n’est pas soutenu que ces derniers n’étaient pas absents ou empêchés à la date de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de l’auteure de la décision contestée doit être écarté.
En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration : « Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. (…) ».
En l’espèce, l’arrêté attaqué précise les considérations de droit et de fait au vu desquelles il a été pris et, alors même qu’il ne vise pas les accords franco-tunisiens en matière de séjour des étrangers et qu’il ne mentionne pas l’accident du travail subi par M. D..., répond ainsi suffisamment aux exigences de motivation énoncées par les dispositions de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. Le moyen tiré de l’insuffisance de motivation doit par suite être écarté.
En troisième lieu, cette motivation révèle que, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet a procédé à un examen particulier de sa situation en l’état des éléments d’information dont il est établi qu’il disposait. Le moyen tiré du défaut d’examen sérieux doit par suite être écarté.
En quatrième lieu, si, dans sa requête, le requérant avait soutenu que la décision attaquée était illégale, au motif qu’elle méconnaîtrait les articles L. 425-9 et R. 425-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’article 6 de l’arrêté du 27 décembre 2016, il a, dans son mémoire enregistré le 23 septembre 2025, expressément abandonné ce moyen. Dès lors, il n’y a plus lieu pour le tribunal d’examiner ce moyen.
En cinquième lieu, aux termes de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an ». Aux termes des dispositions de l’article R. 425-11 du même code : « Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. (…) ».
La partie, qui justifie d’un avis du collège des médecins du service médical de l’Office français de l’immigration et de l’intégration qui lui est favorable, doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l’existence ou l’absence d’un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d’un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l’autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d’apprécier l’état de santé de l’étranger et, le cas échéant, l’existence ou l’absence d’un traitement approprié dont il peut effectivement bénéficier dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d’apprécier si l’état de santé d’un étranger justifie la délivrance d’un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires et des éventuelles mesures d’instruction qu’il peut toujours ordonner.
Dans son avis du 7 février 2025, le collège de médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a retenu que, si l’état de santé de l’intéressé nécessitait une prise en charge, un défaut de prise en charge ne serait pas de nature à entraîner des conséquences d’une exceptionnelle gravité, et qu’il pouvait par ailleurs voyager sans risque vers son pays d’origine.
En l’espèce, il ressort des pièces du dossier que M. D... a été victime d’une chute sur son lieu de travail le 16 août 2023 qui a occasionné des fractures aux deux jambes et au sacrum. Il a bénéficié d’une prise en charge chirurgicale et orthopédique, puis une rééducation en hôpital de jour jusqu’en octobre 2024. L’intéressé a bénéficié d’un arrêt de travail, qui a été renouvelé en dernier lieu jusqu’au 31 octobre 2025. M. D... produit une attestation d’un kinésithérapeute qui indique qu’il n’avait pas encore, en juin 2025, retrouvé de capacité de marche fonctionnelle et qu’une rééducation restait à poursuivre. Il indique également qu’une opération chirurgicale en vue d’une arthrodèse est programmée en décembre 2025. Toutefois, l’OFII fait valoir sans être contesté, dans ses observations en réplique postérieures à la production des pièces médicales par le requérant, que la prise en charge rééducative qui reste à mener a pour seule vocation de limiter ou améliorer les séquelles et de favoriser le traitement de la douleur. Les éléments ainsi versés au débat par M. D... n’établissent pas que son état, à la date de la décision attaquée, nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doit être écarté.
En sixième lieu, si le requérant soutient qu’il ne pourra pas bénéficier dans son pays d’origine des soins nécessaires à la consolidation de son état, il n’apporte aucune précision quant à la disponibilité en Tunisie des soins de rééducation et de traitement des séquelles de son accident de travail. Par ailleurs, le fait qu’une procédure ait été introduite devant la juridiction judiciaire contre son l’ancien employeur et qu’une enquête de l’inspection du travail soit en cours n’est pas de nature à établir qu’en refusant de délivrer à M. D... un titre de séjour sur le fondement de son pouvoir de régularisation, le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l’appréciation de la situation du requérant.
En septième lieu, aux termes de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ».
En l’espèce, M. D... est entré en France en 2022. Son épouse et ses deux enfants résident en Tunisie, où lui-même a vécu jusqu’à l’âge de 33 ans. Il ne se prévaut par ailleurs d’aucune attache personnelle ou familiale en France. Dans ces conditions, eu égard à la durée de séjour en France de l’intéressé, la décision attaquée ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doit être écarté, ainsi que celui tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
En huitième et dernier lieu, aux termes de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. (…) ».
Il résulte des motifs retenus au point 11 que la décision par laquelle le préfet du Morbihan a refusé d’admettre au séjour le requérant n’est pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi :
Aux termes de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que le requérant a engagé en France une démarche de soins en vue de traiter les blessures subies lors d’un accident du travail survenu sur le territoire français, où M. D... se trouvait dans le cadre d’un échange de jeunes professionnels avec la Tunisie. Il résulte des motifs retenus au point 11 que la prise en charge médicale du requérant doit encore se poursuivre avant de parvenir à une complète consolidation de son état. En particulier, une intervention chirurgicale, nécessaire au traitement des séquelles de l’accident, est programmée le 31 décembre 2025. La décision portant obligation de quitter le territoire français serait ainsi de nature à interrompre la continuité de la prise en charge de M. D... par les professionnels de santé qui le suivent habituellement depuis son accident, avant que ces soins ne soient achevés. Par ailleurs, un courrier du 20 février 2024 de l’inspection de travail indique qu’un procès-verbal d’infraction pour méconnaissance des règles de sécurité a été dressé à l’encontre de son ancien employeur, et transmis au procureur de la République, de sorte que M. D... pourrait être amené à être entendu dans le cadre d’une procédure pénale. Au surplus, le requérant a, après la décision attaquée, saisi la juridiction judiciaire en vue de faire constater la faute inexcusable de son employeur dans la survenance de cet accident. Il n’est pas contesté que cette procédure était encore en cours à la date de la décision attaquée. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doit être accueilli.
Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête dirigés à son endroit, que la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée, ainsi que, par voie de conséquence, celle fixant le pays de renvoi.
Sur les conclusions aux fins d’injonction :
Aux termes des dispositions de l’article L. 614-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ».
L’exécution du présent jugement implique seulement, conformément aux dispositions de l’article L. 614-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le réexamen de la situation de M. D..., ainsi que la délivrance à l’intéressé d’une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail jusqu’à ce que l’autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. Il y a lieu, par suite, d’enjoindre au préfet du Morbihan de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
M. D... a été admis à l’aide juridictionnelle partielle. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État la somme de 1 200 euros à verser à Me de Rammeleare, son avocate, en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Conformément aux dispositions de ce dernier article, la perception de cette somme vaudra renonciation de cet avocat au versement de la part contributive de l’État au titre de l’aide juridictionnelle qui serait accordée au requérant.
D É C I D E :
Article 1er : L’arrêté du 26 mai 2025 du préfet du Morbihan pris à l’encontre de M. D... est annulé en tant seulement qu’il lui fait obligation de quitter le territoire français et fixe le pays de destination.
Article 2 : Il est enjoint au préfet d’Ille-et-Vilaine de réexaminer la situation administrative de M. D... dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de délivrer à l’intéressé, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour autorisant le travail.
Article 3 : L’État versera à Me de Rammeleare la somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique sous réserve qu’elle renonce à percevoir la part contributive de l’État.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A... D..., au préfet du Morbihan et à Me de Rammeleare.
Délibéré après l'audience du 10 octobre 2025, à laquelle siégeaient :
M. Bouchardon, président,
M. Louvel, premier conseiller,
M. Blanchard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2025.
Le rapporteur,
signé
A. Blanchard
Le président,
signé
L. BouchardonLa greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.