jeudi 14 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2505249 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SOCIETE DAVOCATS SEBAN ARMORIQUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2025, la commune de Beaussais-sur-Mer, représentée par la SELAS Seban Armorique, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, aux occupants de la parcelle cadastrée section AI n° 216, sur laquelle est aménagé le terrain de sports de la commune, et notamment aux membres des familles C, A, D, B et E, de quitter cette parcelle sans délai, à compter de la notification de l'ordonnance, en évacuant tous objets mobiliers leur appartenant ou sous leur garde, et de prévoir que l'évacuation des objets pourra être faite d'office par la commune aux frais et risques des intéressés et que l'expulsion soit assurée en cas de besoin avec le concours de la force publique ;
2°) de mettre à la charge de ces occupants, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 2 000 euros au titre des frais de justice exposés.
La requête a été communiquée aux membres des familles C, A, D, B et E, lesquels n'ont pas présenté d'observations.
Par un mémoire, enregistré le 6 août 2025, la commune de Beaussais-sur-Mer, représentée par la SELAS Seban Armorique, demande au juge des référés de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et indique qu'elle maintient ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Elle expose que les personnes installées sur le terrain de sports de la commune ont libéré le dimanche 3 août 2025 les lieux qu'ils occupaient irrégulièrement depuis le 27 juillet 2025.
Les parties ont été informées le 7 août 2025 de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience publique qui devait se tenir le 11 août 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Labouysse, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. En vertu de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés peut ordonner l'expulsion d'occupants sans titre du domaine public.
2. Lorsque le juge des référés statue, sur le fondement de cet article qui instaure une procédure de référé pour laquelle la tenue d'une audience publique n'est pas prévue par l'article L. 522-1 du code de justice administrative, sur une demande d'expulsion d'occupants du domaine public, il doit, eu égard au caractère quasi-irréversible de la mesure qu'il peut être conduit à prendre, aux effets de celle-ci sur la situation des personnes concernées et dès lors qu'il se prononce en dernier ressort, mettre les parties à même de présenter, au cours d'une audience publique, des observations orales à l'appui de leurs observations écrites. S'il lui incombe normalement de poursuivre cette procédure, il en va cependant différemment lorsque, après l'engagement de cette procédure, intervient un évènement rendant sans objet la requête.
3. Par un mémoire enregistré le 6 août 2025, la commune de Beaussais-sur-Mer expose que les personnes installées sur le terrain de sports faisant partie du domaine public communal ont libéré le 3 août 2025 les lieux qu'ils occupaient irrégulièrement depuis le 27 juillet 2025. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'injonction d'expulsion, que cette commune a présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative dans sa requête enregistrée le 29 juillet 2025, sont, comme elle l'indique elle-même, devenues sans objet.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la commune de Beaussais-sur-Mer tendant à la mise en œuvre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne font pas obstacle à ce que, dans le cas où il constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, le juge mette à la charge de l'une des parties une somme à verser à l'autre partie au titre des frais de justice exposés par cette dernière.
6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre in solidum à la charge des membres des familles C, A, D, B et E, la somme globale de 1 000 euros à verser à la commune de Beaussais-sur-Mer au titre des frais de justice qu'elle a exposés.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions que la commune de Beaussais-sur-Mer a présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 : Les membres des familles C, A, D, B et E verseront in solidum la somme globale de 1 000 euros à la commune de Beaussais-sur-Mer au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Beaussais-sur-Mer, à la famille C, à la famille A, à la famille D, à la famille B et à la famille E.
Fait à Rennes, le 14 août 2025.
Le juge des référés,
signé
D. Labouysse
La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026