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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2505508

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2505508

mardi 26 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2505508
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantLE MEHAUTE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. B d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, du refus implicite du préfet des Côtes-d’Armor de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans. Après avoir engagé la procédure contradictoire, le juge des référés a constaté que le requérant s’était désisté de l’ensemble de ses conclusions. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal en a donné acte par une ordonnance du 26 août 2025, sans tenir d’audience publique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 août 2025, M. A B, représenté par Me Le Méhauté, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision par laquelle le préfet des Côtes-d'Armor lui a implicitement refusé la délivrance d'un certificat de résidence algérien de dix ans mention vie privée et familiale ;

2°) d'enjoindre au préfet des Côtes-d'Armor de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans mention vie privée et familiale, sans délai à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 22 août 2025, M. B s'est désisté de sa requête.

Vu la lettre informant les parties de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience publique du 28 août 2025.

Vu :

- la requête au fond n° 2505013, enregistrée le 18 juillet 2025 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Thielen, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de son article L. 522-1 : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de son article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

3. Postérieurement à l'enregistrement de sa requête, M. B s'est désisté de l'ensemble de ses conclusions. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera transmise pour information au préfet des Côtes-d'Armor.

Fait à Rennes, le 26 août 2025.

Le juge des référés,

signé

O. Thielen

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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