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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2506239

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2506239

jeudi 11 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2506239
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre
Avocat requérantNOHE-THOMAS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature au secrétaire général étant régulière. Il a également jugé que les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'accord franco-marocain et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 septembre et 13 novembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Nohe-Thomas, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 13 août 2025 par lequel le préfet du Finistère lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit en cas d’exécution d’office, lui a fait interdiction de retour en France durant un an et l’a contraint à remettre son passeport contre récépissé aux services de police et à s’y présenter une fois par semaine ;

2°) d’enjoindre, à titre principal, au préfet du Finistère de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « salarié » dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en le munissant dans l’attente d’une autorisation provisoire de séjour sous huitaine ;

3°) d’enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet du Finistère de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler dans le délai d’une semaine à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’État le versement à son avocate d’une somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, moyennant la renonciation de celle-ci à percevoir la contribution versée par l’État au titre de l’aide juridictionnelle.


M. B... soutient que :
- il n’est pas établi que le signataire de l’arrêté litigieux bénéficiait d’une délégation préfectorale régulière et exécutoire ;
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d’un défaut d’examen et d’insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d’un vice de procédure en l’absence d’instruction des demandes d’autorisation de travail par le préfet du Finistère et de décision sur ces demandes ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que l’article 3 de l’accord franco-marocain ; le préfet du Finistère aurait dû faire jouer son pouvoir de régularisation ;
- elle viole les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par voie d’exception d’illégalité du refus de titre de séjour sur laquelle elle se fonde ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale par voie de conséquence de l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français ;
- la décision d’interdiction de retour en France est illégale par voie de conséquence de l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée et est entachée d’un défaut d’examen ;
- elle méconnaît les dispositions de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 novembre 2025, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- l’accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement du Royaume du Maroc en matière de séjour et d’emploi, conclu le 9 octobre 1987 ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
- le code des relations entre le public et l’administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Vennéguès a été entendu au cours de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B..., ressortissant marocain né en 1992, est entré en France, selon ses déclarations, le 1er avril 2019, en provenance d’Italie. Le 30 janvier 2025, il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en application de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par l’arrêté attaqué, le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit en cas d’exécution d’office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an.


Sur les conclusions à fin d’annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :

2. Par un arrêté du 19 mai 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Finistère a donné délégation à M. François Drapé, secrétaire général de la préfecture et signataire de l’arrêté attaqué, pour signer tous les actes relevant des attributions du préfet, à l’exception de certains, au nombre desquels ne figurent pas les actes en matière de police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’arrêté litigieux doit être écarté.

En ce qui concerne le refus de délivrance d’un titre de séjour :

3. En premier lieu, la décision refusant la délivrance d’un titre de séjour comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l’insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté.

4. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de la décision contestée que le préfet du Finistère n’aurait pas procédé, avant son édiction, à un examen particulier et complet de la situation personnelle, familiale et socio-professionnelle de M. B.... Par suite, le moyen tiré du défaut d’un tel examen doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l’article 3 de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 : « Les ressortissants marocains désireux d’exercer une activité professionnelle salariée en France pour une durée d’un an au minimum (...) reçoivent, après le contrôle médical d’usage et sur présentation d’un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an, renouvelable et portant la mention « salarié » éventuellement assortie de restrictions géographiques ou professionnelles. / Après trois ans de séjour régulier en France, les ressortissants marocains visés à l’alinéa précédent peuvent obtenir un titre de séjour de dix ans. Il est statué sur leur demande en tenant compte des conditions d’exercice de leurs activités professionnelles et de leurs moyens d’existence. (...)». Aux termes de l’article 9 du même accord : « Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l’application de la législation des deux États sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l’accord ».

6. Il résulte de l’article 9 de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 en matière de séjour et d’emploi que celui-ci renvoie, sur tous les points qu’il ne traite pas, à la législation nationale, en particulier aux dispositions pertinentes du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, pour autant qu’elles ne sont pas incompatibles avec les stipulations de l’accord. L’article 412-1 de ce code, qui subordonne de manière générale la délivrance de toute carte de séjour à la production par l'étranger d’un visa de long séjour, n’étant pas incompatible avec l’article 3 de l’accord franco-marocain, qui ne concerne que la délivrance d’un titre de séjour pour exercer une activité salariée, un préfet peut légalement refuser la délivrance d’un titre de séjour en qualité de salarié à un ressortissant marocain au motif qu’il ne justifie pas d’un visa de long séjour.

7. Il ressort des termes mêmes de l’arrêté attaqué que le préfet du Finistère a refusé, sur le fondement de l’article 3 de l’accord franco-marocain, de délivrer le titre de séjour « salarié » sollicité par le requérant, à titre principal, au motif qu’il ne démontrait pas la régularité de son entrée sur le territoire français, et, à titre subsidiaire, qu’il ne joignait pas à sa demande un contrat de travail visé par les autorités compétentes.

8. Dès lors que le requérant n’établit pas ni même n’allègue qu’il serait entré en France sous couvert d’un visa de long séjour, le moyen de procédure tiré de ce que le préfet du Finistère se serait irrégulièrement abstenu d’instruire la demande d’autorisation de travail de l’entreprise ayant promis de l’embaucher est inopérant et doit être écarté comme tel.

9. En quatrième lieu, aux termes de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 (…). ». Selon l’article L. 435-4 du même code : « A titre exceptionnel, et sans que les conditions définies au présent article soient opposables à l'autorité administrative, l'étranger qui a exercé une activité professionnelle salariée figurant dans la liste des métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement définie à l'article L. 414-13 durant au moins douze mois, consécutifs ou non, au cours des vingt-quatre derniers mois, qui occupe un emploi relevant de ces métiers et zones et qui justifie d'une période de résidence ininterrompue d'au moins trois années en France peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention “ travailleur temporaire ” ou “ salarié ” d'une durée d'un an. ».

10. Les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’instituent pas de catégories de titres de séjour distincte, mais sont relatifs aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis exceptionnellement à séjourner en France, soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d’une activité salariée. Dès lors que l’article 3 de l’accord franco-marocain prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d’une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d’une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-4 à l’appui d’une demande d’admission au séjour sur le territoire national, s’agissant d’un point déjà traité par l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987, au sens de l’article 9 de cet accord.

11. Toutefois, les stipulations de cet accord n’interdisent pas au préfet, dans l’exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d’apprécier, en fonction de l’ensemble des éléments de la situation personnelle de l’intéressé, l’opportunité d’une mesure de régularisation à un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d’un titre de séjour en qualité de salarié.

12. Le requérant, de nationalité marocaine, ne peut donc utilement invoquer la méconnaissance des dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

13. Si M. B... se prévaut d’une présence continue de plus de six ans sur le territoire français, de la circonstance qu’il travaille de façon ininterrompue dans le bâtiment depuis l’été 2019, dans une activité en tension en vertu de l’arrêté du 21 mai 2025, ces seules circonstances, aussi dignes d’intérêt soient-elles, ne suffisent pas à caractériser l’erreur manifeste d’appréciation qu’aurait commise le préfet en ne faisant pas jouer son pouvoir de régularisation.

14. En dernier lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (…) 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ». Pour l’application de ces stipulations, l’étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d’apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu’il a conservés dans son pays d’origine.

15. En l’espèce, s’il ressort des pièces du dossier que M. B... est bien inséré sur le plan professionnel et personnel et qu’il ne présente pas une menace pour l’ordre public, il n’est présent en France que depuis 2019 mais de manière irrégulière, n’y a aucune attache familiale forte, est célibataire et sans enfant, alors que son père demeure au Maroc où il a lui-même vécu avant de migrer vers l’Europe.

16. Dans ces conditions, la décision lui refusant la délivrance d’un titre de séjour ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée.

17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de cette décision doivent être rejetées.

En ce qui concerne l’obligation de quitter le territoire français :

18. D’une part, compte tenu de ce qui a été dit aux points 2 à 17, le moyen tiré de l’exception d’illégalité du refus de délivrance d’un titre de séjour ne peut qu’être écarté.

19. D’autre part, au regard des éléments concernant la situation personnelle, familiale et socio-professionnelle du requérant déjà évoqués précédemment, celui-ci n’est pas fondé à soutenir que la mesure d’éloignement dont il fait l’objet méconnaîtrait les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

20. Enfin, les dispositions de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile qui imposent au préfet, préalablement à l’édiction d’une mesure d’éloignement, de vérifier le droit au séjour de l’étranger, « en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit », doivent être regardées comme ayant été respectées compte tenu de l’ensemble des éléments concernant la situation personnelle, familiale et socio-professionnelle du requérant figurant dans l’arrêté litigieux.

21. Il s’ensuit que les conclusions à fin d’annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

22. Compte tenu de ce qui vient d’être indiqué aux points 18 à 21, le moyen tiré de ce que cette décision serait illégale par voie de conséquence de l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français ne peut qu’être écarté.

23. Il s’ensuit que les conclusions à fin d’annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision d’interdiction de retour en France :

24. Compte tenu de ce qui vient d’être indiqué aux points 18 à 21, le moyen tiré de ce que cette décision serait illégale par voie de conséquence de l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français ne peut qu’être écarté.

25. Aux termes de l’article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français (…) ». Selon l’article L. 613-2 du même code : « (…) les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ». Selon l’article L. 612-10 du même code : « Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ».

26. L’arrêté litigieux énonce, au terme d’un examen suffisant de la situation personnelle, familiale et socio-professionnelle de M. B..., les circonstances de droit et de fait qui constituent le fondement du principe de l’interdiction de retour en France et comme de sa durée.

27. Les moyens tirés de ce que cette décision serait insuffisamment motivée et n’aurait pas été précédée d’un examen complet de la situation du requérant doivent être écartés.

28. Quand bien même il ne présente pas de risque pour l’ordre public, ne s’est jamais soustrait à une mesure d’éloignement et est relativement bien inséré en France, au moins sur le plan professionnel, M. B... qui ne justifie d’aucune attache forte en France ni d’aucune circonstance exceptionnelle ou humanitaire faisant obstacle à une telle mesure, n’est pas fondé à soutenir que l’interdiction de retour d’une durée d’un an dont il fait l’objet et dont il pourra demander l’abrogation après avoir exécuté volontairement la mesure d’éloignement, méconnaîtrait les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

29. Il s’ensuit que les conclusions à fin d’annulation de l’interdiction de retour sur le territoire français doivent être rejetées.


Sur les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte :

30. Compte tenu du rejet de l’ensemble des conclusions à fin d’annulation de la requête, les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte doivent être rejetées.


Sur les frais liés au litige :

31. Le préfet du Finistère n’étant pas la partie perdante à la présente instance, les conclusions présentées par le requérant sur le fondement des dispositions combinées de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.


D É C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet du Finistère.


Délibéré après l'audience du 27 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Vennéguès, président,
M. Desbourdes, premier conseiller,
Mme Villebesseix, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 décembre 2025.


Le président rapporteur,
signé
P. Vennéguès

L’assesseur dans le grade
le plus ancien,
signé
W. Desbourdes

La greffière d’audience,


signé


J. Jubault

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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