Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... contestant le retrait partiel de sa prime « MaPrimeRénov’ ». La décision a été prise par ordonnance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le requérant n’a pas régularisé sa requête dans le délai d’un mois imparti, en ne présentant pas les pièces jointes conformément à l’article R. 414-5 du même code. Cette irrecevabilité manifeste a entraîné le rejet de l’ensemble de ses conclusions.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 septembre 2025, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite du 26 juillet 2025 de la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat portant rejet de son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 23 avril 2025 portant retrait partiel de la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov’ », initialement attribuée le 17 octobre 2024 pour un montant de 1 650 euros, et réduite à un montant de 675 euros ;
2°) d’enjoindre à l’Agence nationale de l’habitat de réexaminer son dossier et de rétablir le montant initial de la subvention accordée.
La requête a été communiquée à l’Agence nationale de l’habitat qui n’a pas produit d’observations.
Par un courrier du 30 septembre 2025, le tribunal a invité M. B... à régulariser sa requête dans un délai d’un mois, en présentant les pièces jointes conformément aux dispositions de l’article R. 414-5 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…)
4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ».
Aux termes de l’article R. 414-5 du code de justice administrative : « (…) / Le requérant transmet chaque pièce par un fichier distinct, à peine d'irrecevabilité de sa requête. Cette obligation est applicable à la transmission des pièces jointes aux mémoires complémentaires, sous peine pour le requérant de voir ces pièces écartées des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet. / Chaque fichier transmis au moyen de l'application mentionnée à l'article R. 414-1 porte un intitulé commençant par le numéro d'ordre affecté à la pièce qu'il contient par l'inventaire détaillé. Lorsque le requérant recourt à la génération automatique de l'inventaire permise par l'application, l'intitulé du fichier décrit également le contenu de cette pièce de manière suffisamment explicite. Chaque pièce transmise au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 414-2 porte un intitulé décrivant son contenu de manière suffisamment explicite. / Les obligations fixées au précédent alinéa sont prescrites au requérant sous peine de voir la pièce écartée des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet. ».
Par un courrier du 30 septembre 2025, le tribunal a invité M. B... à régulariser sa requête dans un délai d’un mois, en présentant les pièces jointes conformément aux dispositions de l’article R. 414-5 du code de justice administrative. M. B... a accusé réception de cette demande le jour même à 15 heures. La requête n’a toutefois pas été régularisée dans le délai qui lui était imparti à cette fin.
Il suit de là que la requête de M. B... est manifestement irrecevable et peut être rejetée sur le fondement des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative citées au point 1.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à l’Agence nationale de l’habitat.
Fait à Rennes, le 10 décembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
signé
P. Vennéguès
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.