Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A... qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet des Côtes-d'Armor avait convoqué l'intéressé pour la remise d'un récépissé, rendant ainsi la demande d'injonction sans objet. En revanche, les conclusions de M. A... tendant au remboursement de ses frais de justice ont été rejetées. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 septembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Sébastien Dollé, demande au juge des référés :
1°) d’enjoindre au préfet des Côtes-d'Armor, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui fixer un rendez-vous afin d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui en délivrer récépissé, au besoin sous astreinte ;
2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il réside de manière habituelle sur le territoire français depuis le 4 septembre 2018 et a sollicité, en dernier lieu, le 28 avril 2025 son admission exceptionnelle au séjour ;
- le délai anormalement long des services de la préfecture des Côtes-d’Armor pour traiter sa demande, pour laquelle il a déposé un dossier complet, l’a contraint à ne pas donner suite à une promesse d’embauche ;
- sa demande présente un caractère utile en l’absence d’autres voies permettant de déposer sa demande de titre de séjour en vue de son instruction.
La présente procédure a été communiquée au préfet des Côtes-d'Armor, qui a transmis au tribunal des pièces qui ont été enregistrées le 14 octobre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thalabard, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
2. Il résulte de l’instruction que le préfet des Côtes-d'Armor a, postérieurement à l’introduction de la requête, adressé à M. A... une invitation à se présenter auprès des guichets du service des étrangers, le mardi 21 octobre 2025 à 9h, pour remise d’un récépissé de demande de titre de séjour. Il n’y a, dès lors, plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées par M. A... aux fins d’injonction, sous astreinte, tendant à ce qu’un tel rendez-vous soit fixé pour enregistrement de sa demande de titre de séjour et remise d’un récépissé.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme que M. A... demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte présentées par M. A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Une copie de la présente ordonnance sera transmise, pour information, au préfet des Côtes-d'Armor.
Fait à Rennes, le 24 octobre 2025.
La juge des référés,
signé
M. Thalabard
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 septembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Sébastien Dollé, demande au juge des référés :
1°) d’enjoindre au préfet des Côtes-d'Armor, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui fixer un rendez-vous afin d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui en délivrer récépissé, au besoin sous astreinte ;
2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il réside de manière habituelle sur le territoire français depuis le 4 septembre 2018 et a sollicité, en dernier lieu, le 28 avril 2025 son admission exceptionnelle au séjour ;
- le délai anormalement long des services de la préfecture des Côtes-d’Armor pour traiter sa demande, pour laquelle il a déposé un dossier complet, l’a contraint à ne pas donner suite à une promesse d’embauche ;
- sa demande présente un caractère utile en l’absence d’autres voies permettant de déposer sa demande de titre de séjour en vue de son instruction.
La présente procédure a été communiquée au préfet des Côtes-d'Armor, qui a transmis au tribunal des pièces qui ont été enregistrées le 14 octobre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thalabard, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
2. Il résulte de l’instruction que le préfet des Côtes-d'Armor a, postérieurement à l’introduction de la requête, adressé à M. A... une invitation à se présenter auprès des guichets du service des étrangers, le mardi 21 octobre 2025 à 9h, pour remise d’un récépissé de demande de titre de séjour. Il n’y a, dès lors, plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées par M. A... aux fins d’injonction, sous astreinte, tendant à ce qu’un tel rendez-vous soit fixé pour enregistrement de sa demande de titre de séjour et remise d’un récépissé.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme que M. A... demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte présentées par M. A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Une copie de la présente ordonnance sera transmise, pour information, au préfet des Côtes-d'Armor.
Fait à Rennes, le 24 octobre 2025.
La juge des référés,
signé
M. Thalabard
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.