LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2506993

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2506993

mercredi 22 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2506993
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS LEXCAP

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expulsion immédiate de Mme C... et M. B... de l'aire d'accueil des gens du voyage de Saint-Malo, présentée par Saint-Malo Agglomération. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, malgré la résiliation de la convention d'occupation pour dégradations, en raison du délai de douze jours entre le constat de maintien dans les lieux et la saisine du tribunal, sans élément nouveau justifiant une urgence particulière. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3, L. 522-1 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que sur le code général de la propriété des personnes publiques.

Texte intégral

Le juge des référés,Par une requête enregistrée le 20 octobre 2025, Saint-Malo Agglomération, représentée par Me Vincent Lahalle, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, l’expulsion immédiate sans délai de Mme A... C... et de M. D... B... et de tous occupants de leur chef, de l’emplacement n° 18, occupé sans droit, ni titre, au sein de l’aire d’accueil des gens du voyage de Saint-Malo, située rue des Prairies, à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

2°) de l’autoriser, à défaut d’exécution de cette injonction, à recourir à l’intervention d’un commissaire de justice et de toute personne dont l’assistance serait utile, au besoin avec le concours de la force publique, pour faire procéder à leur expulsion à leurs frais, risques et périls ;

3°) de mettre à la charge in solidum de Mme C... et de M. B..., sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice exposés.

Elle soutient que :
- la juridiction administrative est compétente pour connaître du litige dès lors que l’aire d’accueil des gens du voyage de Saint-Malo constitue un ouvrage public ;
- les conditions fixées pour obtenir, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, l’expulsion d’occupants du domaine public, sont satisfaites :
⸰ en vertu de l’article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d'une personne publique ; or, elle a résilié, le 23 septembre 2025, la convention d’occupation temporaire de l’emplacement n° 18 dont bénéficiaient Mme C... et M. B... en raison d’agissements, non contestés, contraires au règlement intérieur, faisant peser un risque sur eux-mêmes et leurs enfants, mais également pour les autres occupants de l’aire d’accueil ; les intéressés, sans contester ces faits et leur gravité, ont sollicité la possibilité de rester sur l’aire d’accueil parce que leurs enfants sont scolarisés sur le territoire de la commune de Saint-Malo ;
⸰ la condition d’urgence est satisfaite dès lors que Mme C... et M. B... sont en situation d’occupants sans droit, ni titre, de l’aire d’accueil ; ils sont prévenus depuis le 23 septembre 2025 de l’obligation de quitter les lieux, laquelle est justifiée par des faits d’une gravité non contestée.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. David Labouysse, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. En vertu de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés peut être saisi d’une demande tendant à ce qu’il soit enjoint l’expulsion d’un occupant du domaine public et le prononcé de cette mesure est notamment subordonné à la condition que cette demande présente un caractère d’urgence.

2. L’article L. 522-1 du code de justice administrative précise que : « Le juge des référés statue au terme d’une procédure contradictoire écrite ou orale. (…) ». Lorsque le juge des référés statue, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative qui instaure une procédure de référé pour laquelle la tenue d’une audience publique n’est pas prévue par les dispositions de l’article L. 522-1 du même code, sur une demande d’expulsion d’un occupant du domaine public, il doit, eu égard au caractère quasi-irréversible de la mesure qu’il peut être conduit à prendre, aux effets de celle-ci sur la situation des personnes concernées et dès lors qu’il se prononce en dernier ressort, mettre les parties en mesure de présenter, au cours d’une audience publique, des observations orales à l’appui de leurs observations écrites, sauf à rejeter cette demande, sans engager de procédure contradictoire, par ordonnance motivée sur le fondement de l’article L. 522-3 de ce code, pour l’une des raisons énoncées par cet article, au nombre desquelles figure l’absence de caractère d’urgence de la demande.

3. Aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 du code de justice administrative : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (…) justifier de l’urgence de l’affaire (...) ».

4. Saint-Malo Agglomération expose que la convention d’occupation temporaire qu’elle a conclue le 23 juillet 2025 avec Mme A... C... et M. D... B... afin que ce couple, parent de quatre enfants mineurs, utilise l’emplacement n° 18 de l’aire d’accueil des gens du voyage de Saint-Malo a été résiliée le 23 septembre 2025 au motif que des dégradations sur cet emplacement, touchant le macadam, dont l’auteur est M. B... qui, notamment, a fait bruler du cuivre à plusieurs reprises, ont été constatées et ont donné lieu au dépôt d’une plainte le 11 septembre 2025. Le récépissé de la déclaration de la plainte mentionne que la commune a déclaré avoir été victime d’une « destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes » survenue le 8 juin 2025, le procès-verbal de déclaration faisant état de faits survenus les 7 et 8 septembre 2025. Si Saint-Malo Agglomération fait état de « nouvelles dégradations » constatées le « 1er avril 2025 », sur le local d’accueil de l’aire d’accueil, les faits ainsi avancés ne sont pas précisés et aucune pièce produite au dossier ne vient les décrire et en justifier la matérialité. Le procès-verbal de constat produit à l’appui de la requête n’atteste que du maintien de Mme C... et M. B... au 8 octobre 2025 alors que la présente requête a été présentée au tribunal le 20 octobre 2025, soit douze jours plus tard, sans qu’aucun élément nouveau depuis les précédentes dégradations invoquées, lesquelles remontent au début du mois de septembre dernier et le constat du 8 octobre 2025, lequel se borne à faire état de la présence d’une caravane et de différents objets, n’ait été apporté par Saint-Malo Agglomération. Dans ces conditions, la requête ne justifie pas de l’urgence au sens des articles L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Saint-Malo Agglomération sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative ne peuvent qu’être rejetées en application de l’article L. 522-3 de ce code. Par voie de conséquence, doivent être également rejetées les conclusions qu’elle présente sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête présentée par Saint-Malo Agglomération est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Saint-Malo Agglomération.


Fait à Rennes, le 22 octobre 2025.

Le juge des référés,


Signé


D. Labouysse

La République mande et ordonne au préfet d’Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions