Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 6 et 19 novembre 2025, M. et Mme A... et C... B..., représentés par Me Thomas Dubreuil, demandent au juge des référés, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de suspendre, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’exécution de la décision implicite du 17 juillet 2023 du préfet du Finistère dispensant la société Polimmo Promotion Aménagement de déposer une demande d’autorisation de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées pour les besoins du projet d’urbanisation de Pen Ar C’Hoat, situé sur le territoire de la commune de Saint-Renan ;
2°) d’enjoindre au préfet du Finistère, sur le fondement de l’article L. 911-1 du code de justice administrative et, le cas échéant, sur celui de l’article L. 171-7 du code de l’environnement, de mettre en demeure la société Polimmo Promotion Aménagement, d’une part, de suspendre sans délai tout travaux sur site et, d’autre part, de déposer un dossier de demande de dérogation au titre des dispositions de l’article L. 411-2 du code de l’environnement pour les besoins du projet d’urbanisation de Pen Ar C’Hoat, dans un délai de trois mois à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d’un intérêt à agir pour contester la décision préfectorale refusant de soumettre le projet porté par la société Polimmo Promotion Aménagement à la dérogation relative à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées, compte tenu de l’extrême proximité de ce projet d’aménagement avec leur maison d’habitation ;
- ils ont fait le choix de vivre dans ce manoir pour ses caractéristiques propres et originales, le bâtiment étant identifié comme « bâti remarquable » au titre de l’article L. 151-19 du code de l’urbanisme, et entouré d’une zone actuellement à l’état naturel et comprenant une biodiversité importante ;
- ils établissent leur attachement à leur territoire, et leur engagement dans sa valorisation et sa préservation, ayant obtenu le label « refuge de chauve-souris » consacré par le groupe mammalogique breton (GMB) et la reconnaissance de leur terrain comme jardin « regain » par l’association Bretagne vivante ;
- le projet en litige aura pour conséquence de modifier substantiellement l’espace naturel qui entoure leur propriété, l’étude réalisée par le cabinet Ekho Delamare, ayant confirmé la présence de nombreuses espèces nicheuses situées dans ou sur les bâtiments et démontré la présence de dix-sept espèces protégées situées sur le terrain et les parcelles adjacentes ;
- les parcelles litigieuses sont incluses dans la trame verte consacrée dans le plan local d’urbanisme (PLU) de la commune, laquelle comprend « les espaces naturels importants pour la préservation de la biodiversité » ;
- la seule préservation des haies périphériques constitue une mesure de limitation des impacts qui n’empêchera pas un profond changement de vocation de la zone en raison de son artificialisation importante, au regard de l’ampleur du projet ;
- Sur l’urgence :
- l’atteinte à leur situation est grave et immédiate dès lors que les premières interventions ont débuté sur le site, en vue de la réalisation du projet d’aménagement ;
- il n’est pas justifié que les travaux qui ont débuté le 6 novembre 2025 n’ont pas vocation à se poursuivre à brève échéance ;
- Sur l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
- leur contestation est opérante dans le cadre de la présente instance, distincte de celle par laquelle ils ont contesté le permis d’aménager, à laquelle le préfet du Finistère n’était pas partie ;
- le rapporteur public de la cour administrative d’appel de Nantes a initialement considéré, dans le cadre du contentieux portant sur le permis d’aménager, que la dérogation relative à l’interdiction d’atteinte aux espèces protégées s’imposait, avant de se raviser peu avant l’audience ;
- l’expertise écologique, réalisée en juin 2022, sur leur propriété, par un bureau d’études spécialisé, mentionne la présence de 17 espèces d’oiseaux protégés sur le site, dont certains précisément sur les secteurs ayant vocation à être détruits par la réalisation des aménagements, de 7 espèces de chiroptères protégées, dont deux sont quasi-menacées en Bretagne ;
- les mesures d’évitement et de réduction proposées en septembre 2024 par le bureau d’étude mandaté par la société pétitionnaire sont sans incidence sur la légalité de la décision implicite en litige, dès lors qu’il n’est nullement établi qu’elles auraient même été portées à la connaissance du préfet et qu’en tout état de cause, elles ont été déterminées a posteriori ;
- l’étude réalisée par le bureau mandaté par la société pétitionnaire permet de considérer qu’il existe un niveau d’incidences suffisamment caractérisé au sens de la jurisprudence du Conseil d’Etat et du nouvel article L. 411-2-1 du code de l’environnement, que l’impact brut du projet est minoré par l’absence d’appréhension des enjeux à une échelle plus large que la seule zone du projet, que l’intérêt des parcelles a été minoré en ne faisant pas état de leur intégration au sein de la trame verte et bleu de la commune de Saint-Renan et que le niveau d’impact brut ne distingue pas l’impact brut relatif aux habitats, d’une part, et aux individus, d’autre part.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2025, la société Polimmo Promotion Aménagement, représentée par Me Astrid Rebillard, conclut, à titre principal, à l’irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, à son rejet. Elle demande également de mettre à la charge de M. et Mme B... la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, en ce que M. et Mme B... ne justifient pas d’un intérêt à agir contre la décision en litige, en se bornant à se prévaloir de leur attachement au territoire, de leur engagement dans sa valorisation et sa préservation, par des initiatives prises dans le contexte du contentieux engagé contre le permis d’aménager, et de l’existence d’un biotope d’une qualité et d’une richesse remarquables qui ne ressortent nullement du diagnostic écologique réalisé ;
- il ne résulte aucunement de l’inventaire réalisé par le cabinet Ekho Delamare que les projets de lotissements comporteraient un risque suffisamment caractérisé pour les espèces protégées justifiant le dépôt d’une demande de dérogation à l’interdiction de destruction de ces espèces ;
- les conclusions du diagnostic écologique réalisé par le bureau d’études Dervenn attestent d’un impact résiduel nul du projet en litige sur les espèces protégées ;
- elle s’est engagée, par écrit, à mettre en œuvre et respecter les mesures d’évitement, de réduction et d’accompagnement identifiées dans le rapport du bureau d’études Dervenn et elle a déposé un dossier de permis d’aménager modificatif à cet effet ;
- la légalité de la décision implicite contestée, par laquelle le préfet du Finistère a refusé de la mettre en demeure de déposer une demande de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées, doit être appréciée au regard des circonstances de fait et de droit en vigueur à la date de la présente ordonnance, soit au regard du rapport établi par le bureau d’études Dervenn et des dispositions de l’article L. 411-2-1 du code de l’environnement introduites par l’article 23 de la loi n°2025-391 du 30 avril 2025 ;
- M. et Mme B... ne font état d’aucun élément, tant s’agissant de l’évaluation du niveau de risque brut sur les espèces protégées, s’agissant du périmètre d’étude que s’agissant d’une lacune méthodologique alléguée dans l’évaluation de l’impact brut du projet sur les espèces protégées, qui serait de nature à établir un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ;
- l’urgence invoquée par M. et Mme B... n’est pas caractérisée, faute d’identifier les travaux et la nature des atteintes imminentes et irréversibles portées à des espèces protégées, compte tenu de la période automnale notamment ;
- les seuls travaux effectués se sont déroulés le 6 novembre au matin, sans qu’il ne soit prévus d’entreprendre d’autres travaux dans les prochaines semaines.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 novembre 2025, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la situation d’urgence n’est pas caractérisée, dès lors que des informations transmises par le maire de la commune de Saint-Renan, il ressort que l’entreprise Bro-Léo Elagage a été autorisée, pour le compte de la société Polimmo Promotion Aménagement, à procéder à des travaux d’abattage des arbres du talus sur l’emprise de la future entrée du projet, de création d’une entrée dans le talus afin de pouvoir accéder au terrain et de débroussaillage des talus et gyrobroyage de la parcelle, sous le contrôle d’un écologue et d’un huissier, pour la seule journée du 6 novembre 2025 ;
- M. et Mme B... ne démontrent pas que les conditions du régime de la dispense de demande de dérogation à l’interdiction d’atteinte aux espèces protégées sont remplies, dans la mesure où :
( le règlement graphique du plan local d’urbanisme de la commune de Saint-Renan fixe le cadre auquel doit se conformer la société pétitionnaire ;
( le rapporteur public du Conseil d’Etat, qui a eu à se prononcer sur le pourvoi formé par les requérants contre l’arrêt rendu par la cour administrative d’appel de Nantes s’agissant du recours dirigé contre le permis d’aménager, a détaillé les conditions dans lesquelles le projet s’insère dans son environnement ;
( la société Polimmo Promotion Aménagement s’est engagée à mettre en œuvre les mesures d’évitement, de réduction et d’accompagnement décrites dans le rapport du 24 septembre 2024 rédigé par le bureau d’études Dervenn portant sur l’étude des terrains des deux permis d’aménager les jardins de Pen ar C’Hoat I et les jardins de Pen ar C’Hoat II.
Vu :
- la requête n° 2304983 enregistrée le 14 septembre 2023 par laquelle M. et Mme B... demandent l’annulation de la décision implicite du 17 juillet 2023 du préfet du Finistère refusant de mettre en demeure la société Polimmo Promotion Aménagement de déposer une demande d’autorisation de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées pour les besoins du projet d’urbanisation de Pen Ar C’Hoat situé sur le territoire de la commune de Saint-Renan ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’environnement ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thalabard, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 19 novembre 2025 :
- le rapport de Mme Thalabard,
- les observations de Me Dubreuil, représentant M. et Mme B..., qui confirme ses conclusions écrites, par les mêmes moyens, qu’il développe, en soulignant que les intéressés ont bien un intérêt à agir pour contester la décision du préfet du Finistère dispensant le projet d’urbanisation de Pen Ar C’Hoat de dépôt d’une demande de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées, qu’au regard de l’intérêt écologique que présentent les parcelles jouxtant leur propriété et de la proportion de haies et prairies qui seront artificialisées, le projet en litige a pour effet de bouleverser leur cadre de vie, que s’il est soutenu en défense que les travaux n’étaient programmés que pour la journée du 6 novembre 2025, aucune garantie n’est apportée sur le fait qu’ils ne reprendront pas, que l’étude qui a été réalisée montre que le risque que le projet comporte pour les espèces protégées est suffisamment caractérisé, que l’office du juge pour examiner les décisions de dispense de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées est celui du juge de l’excès de pouvoir et qu’en tout état de cause, il n’est pas établi que le préfet du Finistère aurait été destinataire du rapport rédigé par le cabinet Dervenn, qui souffre de nombreuses insuffisances tant sur l’analyse des risques que sur les mesures de compensation proposées ;
- les observations de Me Rebillard, représentant la société Polimmo Promotion Aménagement, qui persiste en ses observations écrites, et notamment s’agissant du caractère irrecevable des conclusions présentées par M. et Mme B..., qui ne justifient pas d’un intérêt à agir pour contester la décision en litige, s’agissant du défaut d’urgence, les travaux n’ayant pas vocation à se poursuivre au-delà du débroussaillage effectué, aucune entreprise de travaux n’ayant encore été sollicitée, s’agissant du défaut de doute sérieux, compte tenu des constats du cabinet Dervenn et s’agissant du régime contentieux applicable.
Le préfet du Finistère n’était ni présent, ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 7 juillet 2020, le maire de la commune de Saint-Renan (Finistère) a accordé à la société Polimmo Promotion Aménagement un permis d’aménager pour la création d’un lotissement de sept lots sur un terrain situé rue de Pen ar C’Hoat sur le territoire communal. Le recours contentieux engagé par M. et Mme B..., voisins immédiats de ce projet d’aménagement, contre cet arrêté du 7 juillet 2020 a été rejeté par un arrêt du 7 mars 2023 de la Cour administrative d’appel de Nantes, sans que le pourvoi contre cet arrêt transmis au Conseil d’Etat ne soit admis. Par courrier du 15 mai 2023, M. et Mme B... ont saisi le préfet du Finistère aux fins d’inviter la société Polimmo Promotion Aménagement à déposer un dossier de demande de dérogation à l’interdiction d’atteinte aux espèces protégées. M. et Mme B... ont saisi le tribunal d’un recours en annulation contre la décision implicite de refus du préfet du Finistère, née du silence que celui-ci a conservé à réception de leur demande. Dans l’attente du jugement au fond, ils demandent au juge des référés d’en suspendre l’exécution.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
2. Selon l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision ou de certains de ces effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».
3. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l’acte litigieux sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’espèce.
4. En l’espèce, au soutien de leur demande de suspension de l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Finistère a refusé de mettre en demeure la société Polimmo Promotion Aménagement de déposer une demande de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées, pour les besoins du projet d’urbanisation de secteur de Pen Ar C’Hoat, sur le territoire de la commune de Saint-Renan, M. et Mme B... se prévalent du début des opérations de travaux sur le site à aménager. Le préfet du Finistère expose, cependant, que les travaux dont il s’agit, consistant à abattre des arbres du talus de l’emprise de la future entrée du site, à créer une entrée dans le talus pour accéder au terrain et à procéder au débroussaillage des talus et au gyrobroyage de la parcelle étaient circonscrits à la parcelle BP23 et à la seule journée du 6 novembre 2025, date à laquelle les requérants ont déposé leur recours en référé. Il ajoute que le maire de Saint-Renan a confirmé ne pas avoir reçu, par ailleurs, d’autres demandes pour les autres parcelles concernées par le permis d’aménager en litige. Au cours de l’audience publique, la société Polimmo Promotion Aménagement a confirmé que les travaux en cause ont été réalisés le 6 novembre dernier, s’agissant d’une période favorable pour la faune, mais qu’aucune autre opération de travaux n’était programmée dans les prochaines semaines, et, en tout état de cause, dans l’attente que les recours contentieux soient purgés. Les parties ont, par ailleurs, été informées que la formation collégiale du tribunal chargée de l’instruction de la requête tendant à l’annulation de la décision implicite du préfet du Finistère en litige envisageait d’inscrire celle-ci au rôle d’une audience qui pourrait avoir lieu au cours du premier semestre de l’année 2026. Dans ces conditions, les requérants, qui ne contestent pas l’arrêt des travaux, ne démontrent pas l’existence d’une situation d’urgence justifiant l’intervention du juge des référés avant qu’il ne soit statué sur leurs conclusions aux fins d’annulation de la décision en litige.
5. Il résulte de ce qui précède que l’une des conditions exigées pour l’application de la procédure prévue par l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’est pas satisfaite. Il s’ensuit que, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense tirée du défaut d’intérêt à agir des requérants et sur la condition tenant à l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, les conclusions présentées par M. et Mme B... aux fins de suspension de la décision du préfet du Finistère refusant de mettre en demeure la société Polimmo Promotion Aménagement de déposer une demande de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d’injonction :
6. La présente ordonnance qui rejette les conclusions présentées par M. et Mme B... aux fins de suspension de la décision contestée n’appelle aucune mesure d’exécution. Par suite, les conclusions aux fins d’injonction de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter les conclusions présentées par les parties sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B... est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Polimmo Promotion Aménagement au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A... et C... B..., à la société Polimmo Promotion Aménagement et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.
Une copie de la présente ordonnance sera transmise, pour information, au préfet du Finistère.
Fait à Rennes, le 28 novembre 2025.
La juge des référés,
signé
M. ThalabardLa greffière de l’audience,
signé
E. Ramillet
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.