Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d’une requête de Mme B... contestant la décision du préfet d’Ille-et-Vilaine du 29 septembre 2025 classant sans suite sa demande de nationalité française. Le tribunal a constaté que la requête, en réalité adressée au préfet pour solliciter le retrait de sa décision et non au juge pour en demander l’annulation, ne constituait pas un recours contentieux. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, cette requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 novembre 2025, Mme B... doit être regardée comme formant un recours gracieux contre la décision du 29 septembre 2025 par laquelle le préfet d’Ille-et-Vilaine a classé sans-suite sa demande de nationalité française.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ».
Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision. (…) ».
Selon les propres termes du recours de Mme A..., manifestement destiné au préfet d’Ille-et-Vilaine et non au tribunal, l’intéressée ne sollicite pas l’annulation par la juridiction administrative de la décision préfectorale de classement sans suite de sa demande de naturalisation mais sollicite du préfet d’Ille-et-Vilaine qu’il retire sa décision et poursuive l’instruction de cette demande dès lors qu’elle lui a adressé les documents requis en décembre 2022 et juillet 2025. Par suite, la requête de Mme A... enregistrée au greffe de ce tribunal est manifestement irrecevable et peut être rejetée par ordonnance en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B....
Fait à Rennes, le 10 décembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
Signé
P. Vennéguès
La République mande et ordonne au préfet d’Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.