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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2507994

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2507994

mardi 9 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2507994
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL D'AVOCATS MEZIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’obtenir une injonction à l’encontre du préfet des Côtes d’Armor pour la fixation d’un rendez-vous en vue de la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales en cours d’instance, désistement pur et simple dont le juge des référés lui a donné acte. Sa demande de frais de justice au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur l’injonction sollicitée et un rejet des conclusions accessoires.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 novembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Mézin, demande au juge des référés :

- d’enjoindre, en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, au préfet des Côtes d’Armor de lui communiquer une date de rendez-vous, sous huit jours, en vue de la délivrance d’un récépissé de sa demande de titre de séjour ;

- de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

La présente procédure a été communiquée au préfet des Côtes-d'Armor, qui a transmis au tribunal des pièces qui ont été enregistrées le 3 décembre 2025.

Par un mémoire, enregistré le 9 décembre 2025, Mme A... déclare se désister des conclusions de sa requête aux fins d’injonction et maintenir ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bouju, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.



Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.

Postérieurement à l’introduction de sa requête, Mme A... a déclaré se désister de ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative et tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Côtes d’Armor de lui donner un rendez-vous pour l’enregistrement sa demande de titre de séjour et la délivrance d’un récépissé. Ce désistement d’instance étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par Mme A... tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A... des conclusions qu’elle avait présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera transmise, pour information, au préfet des Côtes d’Armor.

Fait à Rennes, le 9 décembre 2025.

Le juge des référés,


signé


D. Bouju



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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