mardi 15 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2503598 |
| Type | Décision |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GERIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 avril 2025, M. A B, représenté par Me Gerin, demande au tribunal :
1°) de lui accorder provisoirement le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 26 mars 2025 par lequel la préfète de l'Isère l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et a fixé le pays de destination ;
3°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 26 mars 2025, par lequel la préfète de l'Isère l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours ;
4°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que la requête, introduite dans les délais de recours contentieux, est recevable.
En ce qui concerne l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour :
- l'arrêté pris dans son ensemble est entaché d'incompétence et est insuffisamment motivé.
La décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai :
- méconnait l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne ;
- méconnait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle.
La décision portant interdiction de retour pour une durée d'un an :
- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
La décision fixant le pays de destination :
- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
- l'arrêté est entaché de l'incompétence de son auteur ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est dépourvu de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- il méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation et porte atteinte à sa liberté d'aller et de venir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 avril 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Coutarel, première conseillère, pour statuer sur la requête.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 14 avril 2025 :
- le rapport de Mme Coutarel, magistrate désignée ;
- et les observations de Me Gerin, représentant M. B.
L'instruction a, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, été close à l'issue de ces observations à 14h16.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant guinéen né en 1975, déclare être entré en France au cours de l'année 2018. Le 13 décembre 2018, il a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 31 mai 2019 puis par la Cour nationale du droit d'asile le 18 décembre 2019. Il a fait l'objet d'une première mesure d'éloignement le 12 mai 2020 qu'il n'a pas exécutée. Dans la présente instance, il demande l'annulation des arrêtés du 26 mars 2025 par lesquels la préfète de l'Isère lui a, d'une part, fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a prononcé une interdiction de retour d'une durée d'un an et a fixé le pays de destination et d'autre part l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours.
Sur la demande d'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Eu égard à l'urgence qu'il y a à statuer sur la situation de M. B, il y a lieu de prononcer son admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir et d'injonction :
En ce qui concerne l'arrêté portant obligation de quitter le territoire sans délai, interdisant le retour pour une durée d'un an et fixant le pays de destination :
S'agissant des moyens communs aux décisions attaquées :
3. L'arrêté en litige a été signé par Mme Charlène Duquesnay, secrétaire générale adjointe de la préfecture de l'Isère, qui avait reçu, à cette fin, une délégation consentie par arrêté de la préfète de l'Isère du 25 novembre 2024, régulièrement publiée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.
4. L'arrêté du 26 mars 2025 mentionnent de façon suffisamment précise les considérations de droit ainsi que les éléments de fait propres à la situation de M. B sur lesquels ils se fondent. Ainsi, l'arrêté satisfait à l'obligation de motivation résultant de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il s'ensuit que les moyens tirés de l'insuffisante motivation et du défaut d'examen de la situation du requérant manquent en fait et doivent être écartés.
S'agissant des moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B a pu, le 26 mars 2025, présenter des observations qui ont été consignées dans un procès-verbal d'audition établi par un officier de police judiciaire. Il a notamment été interrogé sur sa nationalité, sa situation personnelle et familiale et sur ses conditions d'entrée et de séjour sur le territoire français. Il a, lors de cette audition, été avisé du fait qu'il pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement, et a été mis à même de présenter des observations sur cette éventualité. Le moyen tiré de la méconnaissance de son droit à être entendu notamment énoncé par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (UE) et affirmé par un principe général du droit de l'UE doit donc être écarté.
6. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
7. Il est constant que M. B n'a pas présenté de demande de titre de séjour depuis son entrée en France. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir qu'il est susceptible d'obtenir un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté.
8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () "
9. S'il ressort des pièces du dossier que M. B est arrivé en France depuis plus de six ans, la durée de sa présence n'a été rendue possible que par son maintien en situation irrégulière malgré une précédente mesure d'éloignement. Le requérant n'a pas cherché à régulariser son séjour. M. B, célibataire et sans enfant, ne se prévaut d'aucune insertion familiale ou amicale, ni d'aucune intégration par le travail en France tandis qu'il a vécu l'essentiel de sa vie en Guinée où il conserve nécessairement des attaches. S'il fait valoir qu'il a été victime de persécutions de la part des autorités religieuses de son quartier du fait de son homosexualité, les allégations du requérant sur son orientation sexuelle, qui n'ont pas été regardées comme convaincantes par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides puis la Cour nationale du droit d'asile, ne sont pas davantage corroborées par les pièces du dossier. Ainsi, en l'obligeant à quitter le territoire français, la préfète de l'Isère n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant des moyens dirigés contre l'interdiction de retour d'un an :
10. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le requérant ne peut utilement exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de l'interdiction de retour sur le territoire français durant un an.
11. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation, qui reprennent les mêmes arguments que ceux développés à l'encontre de la décision d'éloignement, ne peuvent qu'être écartés.
S'agissant des moyens dirigés contre la décision fixant le pays de destination :
12. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le requérant ne peut utilement exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
13. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
14. Ainsi qu'il a été dit au point 9, M. B, dont les allégations sur son orientations sexuelles ne sont pas corroborées, n'établit pas être exposé à un risque particulier en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence pour une durée de 45 jours :
15. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 3.
16. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ".
17. L'arrêté en litige comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent son fondement. Contrairement aux allégations du requérant, la préfète ne s'est pas bornée à indiquer que l'éloignement demeurait une perspective raisonnable. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté contesté manque en fait et doit être écarté.
18. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le requérant ne peut utilement exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de l'arrêté portant assignation à résidence pour une durée de 45 jours.
19. Si M. B soutient que l'arrêté en litige méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il ne justifie d'aucune activité professionnelle ni d'aucune insertion familiale ou amicale. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
20. Enfin, si M. B fait valoir que la mesure d'assignation à résidence n'est pas nécessaire dès lors qu'aucun risque de fuite n'est caractérisé, cette circonstance est sans incidence dès lors que les dispositions précitées de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne subordonnent pas le prononcé d'une assignation à résidence sur l'existence d'un tel risque. En outre, si le requérant soutient que l'assignation à résidence en litige constitue une atteinte injustifiée à sa liberté d'aller et de venir, il n'expose pas dans ses écritures en quoi consisterait concrètement l'atteinte dont il fait état au regard de sa situation personnelle. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. B aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
22. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que les frais exposés en cours d'instance et non compris dans les dépens soient mis à la charge de l'Etat, qui, dans la présente instance, n'est pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Gerin et à la préfète de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition greffe le 15 avril 2025.
La magistrate désignée,
A. Coutarel La greffière,
A. Chevalier
La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604050
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme C..., ressortissante afghane, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 22 avril 2026 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était légale au regard de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit un refus en cas de demande de réexamen d’asile. Il a considéré que la motivation était suffisante, que la vulnérabilité de la requérante avait été prise en compte, et que l’OFII n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
01/06/2026