Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant dans un recours pour excès de pouvoir contre un ajournement de sa demande de naturalisation. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. La procédure est donc close sans examen du fond, par application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 août 2022, M. C... A... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 22 juin 2022 par laquelle le ministre de l’intérieur, saisi d’un recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du préfet de police du 15 décembre 2021 portant ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation, a à son tour ajourné sa demande à deux ans ;
2°) d’enjoindre aux autorités compétentes de réexaminer sa demande de naturalisation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 janvier 2024, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Par un courrier adressé au moyen de l’application « Télérecours » le 8 octobre 2025, M. A... a été invité, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de ses conclusions.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ».
En application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. A... a été invité, par un courrier du tribunal qui lui a été adressé par le biais de l’application « Télérecours citoyens » le 8 octobre 2025 et lu le 10 janvier 2026, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois et informé de ce qu’à défaut de confirmation, il serait réputé s’être désisté d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, M. A... est réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de sa requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et au ministre de l'intérieur.
Fait à Nantes, le 11 mars 2026.
La présidente,
M. B...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,