Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’enregistrer la demande d’asile de N’Naissa B..., daté du 21 octobre 2022. Par un mémoire du 16 septembre 2025, les requérants se sont désistés de leurs conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en outre condamné l’État à verser aux requérants la somme de 600 euros au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 novembre 2022, Mme C... B... et M. A... B..., agissant en leur nom propre et en qualité de représentants légaux de N’Naissa B..., représentée par Me Renaud puis par Me Prelaud, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 21 octobre 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé l’enregistrement de la demande d’asile de N’Naissa B... ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de convoquer la famille B... pour qu’il soit procédé à l’enregistrement de la demande d’asile de N’Naissa B... dans un délai de cinq jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre frais d’instance.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2025, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et au rejet du surplus de la requête.
Par un mémoire, enregistré le 16 septembre 2025, Mme B... déclare se désister purement et simplement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte et maintenir le surplus de ses conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte :
Par un mémoire enregistré le 16 septembre 2025, Mme B... a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais liés à l’instance :
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 600 euros (six cents euros) au titre des frais exposés par Mme B... et M. B... et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de Mme B... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.
Article 2 : L’Etat versera à Mme B... et à M. A... B... la somme globale de 600 euros (six cents euros) au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B..., à M. A... B... et au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 19 novembre 2025.
La présidente,
Claire Chauvet
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,