Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir concernant le rejet d'une demande de titre de séjour. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant l'annulation et l'injonction, mettant ainsi fin au principal du litige. Elle condamne l'État à verser à l'avocate de la requérante la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'État.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 janvier 2023, Mme C... D... A... épouse B..., représentée par Me Poulard, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 29 septembre 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a rejeté sa demande d’admission au séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, ou à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des
articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 11 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2025, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer.
Par un mémoire, enregistré le 10 février 2026, Mme A... épouse B... déclare se désister purement et simplement des conclusions tendant à l’annulation et l’injonction et maintenir le surplus de ses conclusions.
Mme A... épouse B... a été admise à l’aide juridictionnelle totale par une décision du 21 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Par un mémoire enregistré le 10 février 2026, Mme A... épouse B... a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Mme A... épouse B... ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son avocate, Me Poulard, peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Poulard, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros (huit cents euros).
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de Mme A... et épouse B... aux fins d’annulation et d’injonction.
Article 2 : L’Etat versera à Me Poulard la somme de 800 euros (huit cents euros) sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... D... A... épouse B..., au préfet de la Loire-Atlantique, ainsi qu’à Me Poulard.
Fait à Nantes, le 18 mars 2026.
La présidente,
C. Chauvet
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,