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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2309857

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2309857

jeudi 30 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2309857
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCAPSTAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SASU LDC Sablé d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de l’inspecteur du travail d’autoriser le licenciement pour inaptitude d’une salariée. En cours d’instance, le ministre du travail a retiré sa décision implicite de rejet et a accordé l’autorisation de licenciement, rendant la décision attaquée caduque. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 juillet 2023, la SASU LDC Sablé, représentée par Me Lorenzo, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 16 novembre 2022 par laquelle l’inspecteur du travail de la direction départementale de l’emploi, du travail, et des solidarités (DREETS) de la Sarthe a refusé de lui délivrer une autorisation de licenciement pour inaptitude médicalement constatée et impossibilité de reclassement à l’encontre de Mme B..., ainsi que la décision implicite par laquelle le ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion a rejeté son recours hiérarchique ;

2°) d’enjoindre à l’autorité compétente d’autoriser le licenciement de Mme B... ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juin 2025, le directeur régional de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités des Pays de la Loire doit être regardé comme concluant au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.

Il fait valoir que par une décision du 8 août 2023, le ministre du travail a retiré sa décision implicite de rejet, a annulé la décision du 11 mai 2023 et a autorisé le licenciement de Mme B....


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :

Par une décision du 8 août 2023, postérieure à l’introduction de la requête, le ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion a retiré la décision attaquée et autorisé le licenciement de Mme B.... Cette décision est devenue définitive. Dès lors, les conclusions de la SASU LDC Sablé aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

Sur les frais liés au litige :

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme que la SASU LDC Sablé demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la SASU LDC Sablé aux fins d’annulation et d’injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SASU LDC Sablé, au ministre du travail et des solidarités, à Mme A... B..., et à la DREETS des Pays de la Loire.


Fait à Nantes, le 30 octobre 2025.
La présidente,




V. GOURMELON

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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