LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2318052

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2318052

mercredi 18 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2318052
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre

Résumé IA

**Sujet principal** : Recours contre une décision préfectorale ordonnant la remise et la saisie définitive d'armes, ainsi que l'inscription au fichier des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du demandeur. Il estime que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant la saisie définitive, notamment au vu du comportement de l'intéressé et de l'absence de production d'un certificat médical réglementaire attestant de l'absence de danger. **Textes appliqués** : Articles L. 312-7, L. 312-9 et R. 312-69 du code de la sécurité intérieure, relatifs aux mesures de remise et de saisie d'armes lorsque le détenteur présente un danger.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er décembre 2023, M. A... B... demande au tribunal :

d’annuler la décision du 26 octobre 2023 par laquelle la préfète de la Mayenne a ordonné la remise de ses armes, de munitions et de leurs éléments sur le fondement de l’article L. 312-7 du code de la sécurité intérieure, lui a interdit d’acquérir ou détenir des armes et munitions de toute catégories, et a ordonné son enregistrement au fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA) ainsi que la décision du 29 novembre 2023 rejetant de son recours gracieux ;

d’enjoindre à la préfète de la Mayenne de lui restituer les armes saisies.

Il soutient que la décision est entachée d’erreur d'appréciation.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 19 février et le 12 juillet 2024, la préfète de la Mayenne conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que le moyen soulevé par M. B... n’est pas fondé.

Un mémoire enregistré le 16 février 2026, présenté pour le requérant, n’a pas été communiqué.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Kubota,
- et les conclusions de M. Guilloteau, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

Par un arrêté du 26 octobre 2023, la préfète de la Mayenne a ordonné la remise des armes, munitions et leurs éléments appartenant à M. A... B..., a prononcé leur vente aux enchères publiques ou leur cession à un commerçant autorisé ou leur remise définitive à l’Etat, lui a interdit de détenir des armes et munitions de toutes catégories et a ordonné son enregistrement au fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes (FINIADA). Par la présente requête, M. B... demande l’annulation de cette décision.
Aux termes de l’article L. 312-7 du code de la sécurité intérieure : « Si le comportement ou l'état de santé d'une personne détentrice d'armes, de munitions et de leurs éléments présente un danger grave pour elle-même ou pour autrui, le représentant de l'Etat dans le département peut lui ordonner, sans formalité préalable ni procédure contradictoire, de les remettre à l'autorité administrative, quelle que soit leur catégorie ». Aux termes de l’article L. 312-9 du code de la sécurité intérieure : « La conservation de l'arme, des munitions et de leurs éléments remis ou saisis est confiée pendant une durée maximale d'un an aux services de la police nationale ou de la gendarmerie nationale territorialement compétents./ Durant cette période, le représentant de l'Etat dans le département décide, après que la personne intéressée a été mise à même de présenter ses observations, soit la restitution de l'arme, des munitions et de leurs éléments, soit leur saisie définitive. (…) ». Aux termes de l’article L. 312-6 de ce même code : « Toute personne physique sollicitant la délivrance ou le renouvellement d'une autorisation d'acquisition ou de détention de matériels de guerre, d'armes, de munitions et de leurs éléments des catégories A et B (…) doit produire un certificat médical attestant que son état de santé physique et psychique n'est pas incompatible avec la détention de ces matériels, armes ou munitions. / (…) ». L’article R. 312-69 de ce code dispose : « Avant de prendre la décision prévue au deuxième alinéa de l'article L. 312-9, le préfet invite la personne qui détenait l'arme et les munitions à présenter ses observations, notamment quant à son souhait de les détenir à nouveau et quant aux éléments propres à établir que son comportement ou son état de santé ne présente plus de danger grave et immédiat pour elle-même ou pour autrui, au vu d'un certificat médical délivré par un médecin spécialiste mentionné à l'article R. 312-6 ».
Il résulte des dispositions précitées du code de la sécurité intérieure que pour décider, sur le fondement de son article L. 312-9, la saisie définitive d’armes ou de munitions initialement saisies sur le fondement de l’article L. 312-7 du même code, ou leur restitution, le préfet doit apprécier si le comportement ou l’état de santé de l’intéressé présente toujours un danger grave pour lui-même ou pour autrui.
Il ressort des pièces du dossier, que pour prononcer la saisie des armes de M. B..., la préfète de la Mayenne s’est notamment fondée sur un incident survenu le 26 octobre 2023, rapporté par les services de la gendarmerie, au cours duquel l’intéressé aurait tenu des propos suicidaires et évoqué sa situation financière compliquée. M. C... a fait connaître à la préfète sa volonté de récupérer ses armes et munitions et a, pour ce faire, produit, conformément aux dispositions de l’article R. 312-69 du code de la sécurité intérieure, un certificat médical établi par son médecin traitant, sans qu’il ne soit habilité à se prononcer sur la comptabilité de l’état de santé physique et psychique de M. C... avec la détention d’armes et de munitions, ou sur le danger qu’il présenterait pour lui-même ou pour les autres, attestant qu’il est en « bonne santé physique ». Par suite, en l’absence de production du certificat médical réglementaire exigé, la préfète de la Mayenne, qui fait valoir que postérieurement à la décision attaquée, elle a édicté un arrêté de saisie définitive des armes de M. C... suite à un certificat établi par un médecin psychiatre attestant de l’incompatibilité de son état psychique et mental avec le port et la détention d’une arme, n’a pas entaché sa décision d’erreur d’appréciation.
Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C... doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et à la préfète de la Mayenne.


Délibéré après l'audience du 18 février 2026, à laquelle siégeaient :


Mme Chauvet, présidente,

Mme Martel, première conseillère,


Mme Kubota, première conseillère.





Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 mars 2026.



La rapporteure,

J-K. Kubota
La présidente,

C. Chauvet



La greffière,




S. Barbera

La République mande et ordonne à la préfète de la Mayenne, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions