Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par MM. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’autorité consulaire française à Istanbul de les convoquer pour enregistrer leurs demandes de visa de long séjour au titre de l’asile. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à leur verser une somme globale de 600 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 mai 2024, M. A... B..., et M. C... B..., représentés par Me Macarez, demandent au tribunal :
1°) d’annuler les décisions implicites de rejet par lesquelles l’autorité consulaire française à Istanbul (Turquie) a refusé de les convoquer en vue d’enregistrer leurs demandes de visas de long séjour au titre de l’asile ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de les convoquer en vue d’enregistrer leurs demandes de visas et de leur délivrer les quittances de frais de visas, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de leur situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 5 décembre 2025, MM. B... déclarent se désister purement et simplement de leurs conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte et maintenir le surplus de leurs conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte :
Par un mémoire, enregistré le 5 décembre 2025, MM. B... ont déclaré se désister de leurs conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme globale de 600 euros au titre des frais exposés par MM. B... et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de MM. B... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.
Article 2 : L’Etat versera à MM. B... une somme globale de 600 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à M. C... B... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Nantes, le 29 janvier 2026.
La présidente,
P. PICQUET
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,