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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2410247

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2410247

mercredi 18 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2410247
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantJOVE DEJAIFFE - LANGAGNE - BOISSAVY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus initial de visa, car l'autorité consulaire a ultérieurement délivré le visa sollicité, rendant la demande d'annulation sans objet. Le tribunal applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater cette absence d'objet. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2024, M. B... A..., représenté par Me Langagne, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 26 février 2024 par laquelle l’autorité consulaire française à New Delhi (Inde) a refusé de lui délivrer un visa de long séjour ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de délivrer le visa sollicité, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation, dans les mêmes conditions de délai ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2026, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et s’en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que l’autorité consulaire française à New Delhi (Inde) a délivré le 26 septembre 2024 le visa sollicité à M. A....

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l’introduction de la requête, l’autorité consulaire française à New Delhi (Inde) a délivré le 26 septembre 2024 le visa sollicité à M. A.... Ainsi, la décision attaquée a implicitement mais nécessairement été retirée. Dans ces conditions, les conclusions de M. A... aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 500 (cinq cents) euros au titre des frais exposés par M. A... et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A... aux fins d’annulation et d’injonction.

Article 2 : L’Etat versera à M. A... la somme de 500 (cinq cents) euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.


Fait à Nantes, le 18 février 2026

Le président,





Penhoat

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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