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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2413305

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2413305

vendredi 15 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2413305
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement
Avocat requérantEQUATION AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’une demande d’exécution d’un jugement du 3 juin 2024 annulant un refus de visa de long séjour et enjoignant au ministre de l’intérieur de délivrer le visa. Le ministre a produit un visa délivré le 11 septembre 2024, établissant l’exécution complète du jugement. Par ordonnance du 15 novembre 2024, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’exécution. La demande de frais au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 2309154 du 3 juin 2024, le tribunal a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France née le 24 avril 2023 et a enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de faire délivrer un visa de long séjour à Mme B dans un délai de deux mois à compter de la notification.

Par une lettre, enregistrée le 27 août 2024, M. C E A, représenté par Me Rouillé-Mirza, a demandé au tribunal de faire procéder à l'exécution de ce jugement n° 2309154 et, à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance du 30 août 2024, le président du tribunal a, sur le fondement de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures relatives à l'exécution du jugement n° 2309154 du 3 juin 2024.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 11 et 25 septembre 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il fait valoir que le visa sollicité a été délivré à Mme B le 10 septembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()

3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à la demande d'exécution du jugement n° 2309154 du 3 juin 2024 présentée par M. A, l'autorité consulaire française à Dacca (Bangladesh) a délivré le 11 septembre 2024 le visa sollicité à Mme B. Ainsi, le ministre de l'intérieur doit être regardé comme ayant exécuté le jugement. La demande du requérant tendant à obtenir l'exécution du jugement du 3 juin 2024 est par suite devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme dont M. A demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de M. A tendant à l'exécution du jugement n° 2309154.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C E A et au ministre de l'intérieur.

Fait à Nantes, le 15 novembre 2024.

La présidente,

M. D

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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