Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Pornichet de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service. En cours d’instance, la commune a pris un arrêté le 22 avril 2025 reconnaissant l’accident comme imputable au service, rendant le litige sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2024, M. B... A... conteste devant le tribunal la décision du 2 juillet 2024 par laquelle le maire de Pornichet a rejeté sa demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service pour tardiveté.
Par des productions, la commune de Pornichet doit être regardée comme concluant au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Elle fait valoir que par un arrêté du 22 avril 2025, elle a reconnu l’accident de
M. A... comme imputable au service.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
Par une décision du 22 avril 2025 postérieure à l’introduction de la requête, le maire de Pornichet a reconnu l’accident de M. A... comme imputable au service. Cette décision est devenue définitive. Dès lors, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la commune de Pornichet.
Fait à Nantes, le 30 octobre 2025.
La présidente,
V. GOURMELON
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,