Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement de Mme A... B... de ses conclusions en annulation et injonction contre l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La requérante a maintenu ses conclusions relatives aux frais d'instance. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État est condamné à verser 500 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 septembre 2024, Mme D... A... B..., représentée par Me Benveniste, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 14 août 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d’office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de délivrer le titre de séjour sollicité, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, et dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 15 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 28 octobre 2025, Mme A... B... doit être regardée comme déclarant se désister purement et simplement de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte et maintenant le surplus de ses conclusions.
Mme A... B... a été admise à l’aide juridictionnelle totale par une décision du 8 décembre 2025.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte :
Par un mémoire enregistré le 28 octobre 2025, Mme A... B... a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais liés à l’instance :
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État le versement à Me Benveniste de la somme de 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l’aide juridictionnelle.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de Mme A... B... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.
Article 2 : L’Etat versera à Me Benveniste la somme de 500 (cinq cents) euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l’aide juridictionnelle.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... A... B..., au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Benveniste.
Fait à Nantes, le 31 décembre 2025.
La présidente,
M. C...
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,