Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2415387

mercredi 30 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2415387
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B, qui contestait le refus de visas de long séjour pour elle-même et ses enfants. Le tribunal a constaté que les visas sollicités avaient été délivrés par l'autorité consulaire avant l'introduction de la requête, rendant la décision attaquée caduque. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond. Les conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 octobre 2024, Mme F B agissant en son nom propre et en qualité de représentante légale des enfants E A, C A, D A, H A et G A, représentée par Me Funck, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur son recours formé contre les décisions du 2 juillet 2024 de l'autorité consulaire française à Moroni (Comores) refusant de leur délivrer des visas de long séjour de retour en France, ainsi que ces décisions consulaires ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Le 30 septembre 2024, antérieurement à l'introduction de la requête, l'autorité consulaire française à Moroni (Comores) a délivré les visas sollicités. Par suite, les conclusions de la requérante tendant à obtenir l'annulation de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, étaient, lors de l'introduction de la requête, dirigées contre une décision ayant disparu de l'ordre juridique, de sorte qu'il y a lieu de les rejeter comme irrecevables en application des dispositions selon les modalités prévues par le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Mme B présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F B.

Fait à Nantes, le 30 avril 2025.

La présidente,

Claire Chauvet

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,