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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2415631

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2415631

mardi 23 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2415631
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait un refus de visa de court séjour. La requête a été jugée irrecevable en raison de l'absence de recours administratif préalable obligatoire, du défaut de signature et de l'absence de domiciliation en France ou dans l'UE, conformément aux articles R. 412-1, R. 431-4, R. 431-8 du code de justice administrative et D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Malgré une invitation à régulariser, la requérante n'a pas répondu, rendant l'instruction impossible.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 octobre 2024, Mme A... B... saisit le tribunal d’un litige relatif au refus opposé à sa demande de visa de court séjour.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».

Aux termes de l’article R. 431-8 du même code : « Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l'un de ces territoires. ». Aux termes de l’article R. 431-4 du même code: « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit à peine d’irrecevabilité être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué, ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date du dépôt de la réclamation ».

Aux termes de l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Une commission placée auprès du ministre des affaires étrangères et du ministre de l'intérieur est chargée d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de long séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. Le sous-directeur des visas, au sein de la direction générale des étrangers en France du ministère de l'intérieur, est chargé d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de court séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. La saisine de l'une ou l'autre de ces autorités, selon la nature du visa sollicité, est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier. ». Aux termes de l’article D. 312-4 du même code : « Les recours administratifs doivent être formés dans un délai de trente jours à compter de la notification de la décision de refus de visa. ».

Aux termes de l’article R. 612-1 du code de justice administrative : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) ».

D’une part, la présente requête a été introduite par Mme B..., qui réside en Algérie et n’est pas représentée dans les conditions prévues par les dispositions de l'article R. 431-8 du code de justice administrative. D’autre part, cette requête n’est pas accompagnée du recours administratif préalable obligatoire prévu aux articles R. 412-1 du code de justice administrative et D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Enfin, elle ne comporte pas la signature de son auteure conformément à l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Mme B... a été invitée, par un courrier recommandé avec demande d’avis de réception adressé par le tribunal le 9 octobre 2024, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours. Toutefois, l’avis de réception de ce courrier a été retourné au tribunal avec la mention « non réclamé » le 11 décembre 2024, sans signature ni mention par les services postaux d’une date de présentation. Dans ces conditions, le tribunal se trouve dans l’impossibilité d’instruire la requête. Ainsi, l’affaire n’étant actuellement susceptible d’aucune suite, il n’y a pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Nantes, le 23 septembre 2025.
Le président,





E. BERTHON

La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,


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