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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2417861

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2417861

vendredi 17 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2417861
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... épouse A... contestant un refus de visa de court séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car non signée par la requérante et non accompagnée de la décision préalable du sous-directeur des visas, malgré une demande de régularisation restée sans effet. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent un recours administratif préalable obligatoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 novembre 2024, Mme B... C... épouse A..., demande au tribunal de réexaminer sa demande de visa de court séjour.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ».

Aux termes de l'article R. 431-4 du même code : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur (…) ».

Aux termes de l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Une commission placée auprès du ministre des affaires étrangères et du ministre de l'intérieur est chargée d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de long séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. / Le sous-directeur des visas, au sein de la direction générale des étrangers en France du ministère de l'intérieur, est chargé d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de court séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. / La saisine de l'une ou l'autre de ces autorités, selon la nature du visa sollicité, est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier. ». Aux termes de l’article D. 312-4 du même code : « Les recours administratifs doivent être formés dans un délai de trente jours à compter de la notification de la décision de refus de visa. ».

Aux termes de l’article R. 612-1 du code de justice administrative : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. La demande de régularisation mentionne qu’à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours (…) ».

La présente requête, déposée par Mme C... épouse A..., a pour objet de contester la décision par laquelle l’autorité consulaire française a refusé de lui délivrer un visa de court séjour. La requête n’est pas signée par Mme C... épouse A... et n’est pas accompagnée d’une copie de la décision de la sous-directrice des visas. La demande de régularisation, qui a été adressée le 19 novembre 2024 par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, a été retournée au tribunal le 31 décembre 2024 avec la mention « défaut d’accès ou d’adressage ». Mme C... épouse A..., qui n’a pas informé le tribunal d’un changement d’adresse, doit être regardée comme ayant accusé réception de ce courrier au plus tard le 27 décembre 2024. Mme C... épouse A... n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, signé sa requête, ni produit une copie de la décision de la sous-directrice des visas ou la preuve du dépôt de son recours devantcette autorité. Ainsi, la requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’irrecevabilités manifestes et ne peut qu’être rejetée.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme C... épouse A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... épouse A....


Fait à Nantes, le 17 octobre 2025.
Le président,




E. BERTHON

La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,








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