Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A... de trois recours en excès de pouvoir contre des décisions de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour elle-même et ses deux enfants mineurs. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses requêtes par un mémoire enregistré le 8 décembre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte du désistement par une ordonnance du 16 janvier 2026. Aucune autre solution n'a été retenue, la procédure s'achevant ainsi sans examen au fond.
Texte intégral
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 3 décembre 2024 sous le n° 2418894, Mme B... A..., agissant en qualité de représentante légale de la mineure D..., représentée par Me Babou, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 3 octobre 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision du 18 avril 2024 de l’autorité consulaire française à Pondichéry (Inde) refusant de délivrer un visa de long séjour à la jeune D..., ainsi que la décision consulaire ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de délivrer le visa sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation de la demandeuse de visa ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 8 décembre 2025, Mme A... déclare se désister de sa requête.
II. Par une requête, enregistrée le 3 décembre 2024 sous le n° 2418901, Mme B... A..., agissant en qualité de représentante légale de son enfant mineur C..., représentée par Me Babou, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 3 octobre 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision du 18 avril 2024 de l’autorité consulaire française à Pondichéry (Inde) refusant de délivrer un visa de long séjour au jeune C..., ainsi que la décision consulaire ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de délivrer le visa sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation du demandeur de visa ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 8 décembre 2025, Mme A... déclare se désister de sa requête.
III. Par une requête, enregistrée le 3 décembre 2024 sous le n° 2418906, Mme B... A..., représentée par Me Babou, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 3 octobre 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision du 18 avril 2024 de l’autorité consulaire française à Pondichéry (Inde) refusant de lui délivrer un visa de long séjour, ainsi la décision consulaire ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de lui délivrer le visa sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 8 décembre 2025, Mme A... déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) ».
Les requêtes enregistrées sous les n°s 2418894, 2418901 et 2418906, présentées par Mme B... A..., concernent les demandes de visa présentées par les membres d’une même famille et ont fait l’objet d’une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par une seule ordonnance.
Par des mémoires, enregistrés le 8 décembre 2025, Mme A... a déclaré se désister des requêtes n°s 2418894, 2418901 et 2418906. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A... dans les requêtes n°s 2418894, 2418901 et 2418906.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l'intérieur.
Fait à Nantes, le 16 janvier 2026.
La présidente,
V. POUPINEAU
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,