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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2418950

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2418950

vendredi 9 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2418950
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantBEARNAIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A pour contester une obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. En cours d'instance, la préfète de la Mayenne a retiré ces décisions le 20 février 2025, suite à l'obtention du statut de réfugié par la fille de la requérante. Le tribunal constate que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer. Il rejette la demande de frais d'instance présentée par Mme A.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 décembre 2024, Mme C A, représentée par Me Béarnais, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 27 novembre 2024 par lesquelles la préfète de la Mayenne l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la Mayenne, à titre principal, de lui délivrer une attestation de demande d'asile, et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois sous astreinte de 10 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 février 2025, la préfète de la Mayenne conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Elle soutient que les décisions attaquées du 27 novembre 2024 ont été abrogées par un arrêté en date du 20 février 2025, dès lors que la fille de Mme B a obtenu le statut de réfugié.

Mme A a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 avril 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte :

2. Par un arrêté du 20 février 2025 postérieur à l'introduction de la requête, la préfète de la Mayenne a retiré les décisions contestées. Cette décision est devenue définitive. Dès lors, les conclusions de Mme A aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les frais liés à l'instance :

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que Mme A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme A aux fins d'annulation et d'injonction.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A, à la préfète de la Mayenne et à Me Béarnais.

Fait à Nantes, le 9 mai 2025.

La présidente,

M. D

La République mande et ordonne à la préfète de la Mayenne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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