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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2419070

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2419070

mardi 30 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2419070
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantESCUILLIE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de M. B..., qui contestait un refus de visa de court séjour. Ce désistement est intervenu après le rejet de son référé suspension le 22 mai 2025, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La notification de l'obligation de confirmation, adressée par pli recommandé présenté le 24 mai 2025, a été réputée régulière malgré son non-retrait. En conséquence, l'ordonnance donne acte du désistement et met fin à l'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 décembre 2024, M. A... B..., représenté par Me Escuillié, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 10 octobre 2024 par laquelle la sous-directrice des visas a rejeté le recours formé contre la décision du 30 juillet 2024 de l’autorité consulaire française à Oran (Algérie) refusant de lui délivrer un visa de court séjour ;

2°) d’enjoindre aux autorités compétentes, à titre principal, de lui délivrer un visa en qualité de conjoint étranger de ressortissante française dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Un mémoire, enregistré le 13 juin 2025, a été produit par le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code : « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté. ».

La requête en référé n° 2507498 de M. B... tendant à la suspension de l’exécution de la décision du 10 octobre 2024 de la sous-directrice des visas a été rejetée par ordonnance du 22 mai 2025 au motif qu’aucun des moyens présentés par le requérant n’était propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Par un courrier recommandé avec avis de réception régulièrement présenté le 24 mai 2025 à l’adresse indiquée par le requérant et retourné au tribunal avec la mention « pli avisé et non réclamé », M. B... a été informé, dans la notification de l’ordonnance de référé de ce qu’il lui appartenait de confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de sa requête au fond et de ce qu’à défaut de confirmation, il serait réputé s’être désisté d’office. Dès lors que l’intéressé a été avisé et n’a pas retiré le pli dans le délai fixé par la réglementation postale, la notification doit être réputée avoir été régulièrement effectuée à la date de sa présentation. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans le délai imparti, M. B... doit être réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur.


Fait à Nantes, le 30 septembre 2025.
La présidente,




P. PICQUET

La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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