Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2419575

vendredi 23 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2419575
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A, résidant en Algérie, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision consulaire du 23 octobre 2024 abrogeant son visa. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas respecté l’obligation de faire élection de domicile sur le territoire français, de l’Union européenne ou de la Suisse, conformément à l’article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée par courrier recommandé, celle-ci est revenue avec la mention "nom commun à plusieurs personnes", rendant toute instruction impossible. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer en l’état.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2024, M. B A conteste devant le tribunal la décision du 23 octobre 2024 par laquelle l'autorité consulaire française à Oran (Algérie) a abrogé son visa.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".

2. Aux termes de l'article R. 431-8 du code de justice administrative : " Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l'un de ces territoires. ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () "

3. La présente requête a été déposée par M. A, qui réside en Algérie et n'est pas représenté dans les conditions prévues par l'article R. 431-8 précité du code de justice administrative. M. A a été invité, par un courrier du tribunal en date du 17 décembre 2024, adressé par lettre recommandée, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours. Toutefois, cette demande a été retournée au tribunal avec la mention " nom commun à plusieurs personnes ". Ainsi, le tribunal se trouve dans l'impossibilité d'instruire la requête de M. A. L'affaire n'étant actuellement susceptible d'aucune suite, il n'y a pas lieu, en l'état, de statuer sur la requête.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu, en l'état, de statuer sur la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Nantes, le 23 mai 2025.

La présidente,

V. POUPINEAU

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,