Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de France Travail de l’inscrire rétroactivement sur la liste des demandeurs d’emploi. Après que l’administration a régularisé sa situation et versé les allocations dues, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, M. A... est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2024, M. B... A... conteste devant le tribunal la décision du 2 décembre 2024 par laquelle le directeur de l’agence France Travail de Saumur a rejeté sa demande d’inscription rétroactive sur la liste des demandeurs d’emploi.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 juillet 2025, la directrice de France Travail Pays de la Loire conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Elle fait valoir que le dossier de M. A... a été régularisé dès le 22 janvier 2025 et que la somme de 145,86 euros correspondant à 6 allocations journalières lui a été versée dès le 23 janvier 2025.
Par un courrier adressé au moyen de l’application « Télérecours Citoyens » le 12 septembre 2025, M. A... a été invité, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de ses conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ».
En application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. A... a été invité, par un courrier du tribunal qui lui a été adressé par le biais de l’application « Télérecours Citoyens » le 12 septembre 2025 et lu le même jour, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois et informé de ce qu’à défaut de confirmation, il serait réputé s’être désisté d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, M. A... est réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la directrice de France Travail Pays de la Loire.
Fait à Nantes, le 14 janvier 2026
Le président,
A. PENHOAT
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,