Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance la requête de Mme C... épouse A..., qui contestait le rejet de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. La juridiction constate que la requérante, résidant en Algérie et non représentée par un avocat, n'a pas régularisé son recours en élisant domicile en France ou dans un État de l'UE/EEE/Suisse, comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 du même code et est rejetée sans examen du fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 6 février et le 10 juillet 2025, Mme B... C... épouse A... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 26 janvier 2023 par laquelle le ministre de l’intérieur a rejeté sa demande de naturalisation ;
2°) d’organiser une médiation avec le ministre de l’intérieur.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ». Aux termes de l’article R. 431-8 du même code : « Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l’un de ces territoires. ».
2. La présente requête a été déposée par Mme C... épouse A..., qui réside à Bejaia en Algérie et qui n’est pas représentée dans les conditions prévues aux dispositions de l’article R. 431-8 précité. En dépit de la demande de régularisation adressée par le tribunal le 21 février 2025, et dont il a été accusé réception le 18 mars 2025, la requérante n’a pas, à l’expiration du délai d’un mois qui lui était imparti, régularisé son recours en élisant domicile sur un des territoires visés à l’article R. 431-8 précité. Par suite, sa requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste qui n’est plus susceptible de régularisation et ne peut qu’être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... épouse A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... épouse A....
Fait à Nantes, le 6 mars 2026.
Le président du tribunal,
C. Hervouet
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,