Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., qui contestait un refus de visa de court séjour, pour irrecevabilité manifeste. Le requérant, résidant au Maroc, n’a pas respecté l’obligation d’élire domicile sur le territoire français, européen ou suisse, conformément à l’article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 25 février 2025, il n’a pas satisfait à cette formalité dans le délai imparti. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, prononce le rejet sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 février 2025, M. B... A... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 30 décembre 2024 par laquelle la sous-directrice des visas a rejeté son recours formé contre la décision du 2 octobre 2024 de l’autorité consulaire française à Tanger (Maroc) refusant de lui délivrer un visa de court séjour ;
2°) d’enjoindre aux autorités compétentes de réexaminer la demande de visa.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ».
Aux termes de l’article R. 431-8 du même code : « Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l'un de ces territoires. ».
La présente requête a été déposée par M. A..., qui réside au Maroc et qui n’est pas représenté dans les conditions prévues aux dispositions de l'article R. 431-8 précité. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le tribunal le 25 février 2025, et dont il a été accusé réception le même jour, le requérant n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, régularisé son recours en élisant domicile sur l’un des territoires visés à l’article R. 431-8 précité. Par suite, la requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste qui n’est plus susceptible de régularisation et ne peut qu’être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Nantes, le 18 novembre 2025.
Le président,
E. BERTHON
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,