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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2504543

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2504543

vendredi 14 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2504543
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABOT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes contestant des refus de visa de long séjour opposés par l'autorité consulaire française à Islamabad (Pakistan) à Mme D... et aux enfants mineurs de M. D.... Le ministre de l'intérieur a fait valoir que les visas sollicités avaient été délivrés le 1er septembre 2025, rendant les décisions attaquées implicitement retirées. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, devenues sans objet. Il a également rejeté les demandes de frais de justice présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête n° 2504543 et un mémoire, enregistrés le 12 mars et le 18 août 2025, Mme B... D..., représentée par Me Cabot, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision du 11 décembre 2024 de l’autorité consulaire française à Islamabad (Pakistan) refusant de lui délivrer un visa de long séjour ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de délivrer le visa sollicité, et, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros qui devra être versée à son avocat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, moyennant la renonciation de cet avocat à percevoir la contribution versée par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2025, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et s’en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que le visa sollicité a été délivré le 1er septembre 2025

Mme D... n’a pas été admise à l’aide juridictionnelle par une décision du 30 octobre 2025.

II. Par une requête n° 2504545 et un mémoire, enregistrés le 12 mars et le 18 août 2025, M. E... D... agissant en son nom propre et en qualité de représentant légal de ses enfants mineurs A... D... et C... D..., représenté par Me Cabot, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision du 11 décembre 2024 de l’autorité consulaire française à Islamabad (Pakistan) refusant de délivrer des visas de long séjour aux enfants A... D... et C... D... ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de délivrer les visas sollicités, et, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros qui devra être versée à son avocat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, moyennant la renonciation de cet avocat à percevoir la contribution versée par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2025, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et s’en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que les visas sollicités ont été délivré le 1er septembre 2025

M. D... a été admis à l’aide juridictionnelle totale par une décision du 30 octobre 2025.


Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Les requêtes enregistrées sous les n°s 2504543 et 2504545 présentent à juger des questions semblables et ont fait l’objet d’une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par une même ordonnance.

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l’introduction de la requête, l’autorité consulaire française à Islamabad (Pakistan) a délivré, le 1er septembre 2025, les visas sollicités à Mme D... aux enfants A... D... et C... D.... Ainsi, la décision attaquée a implicitement mais nécessairement été retirée. Dans ces conditions, les conclusions de Mme et M. D... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions des requêtes n°s 2504543 et 2504545 de Mme et M. D..., aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... D..., à M. E... D... et au ministre de l’intérieur.


Fait à Nantes, le 14 novembre 2025.
Le président,






E. BERTHON

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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