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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2506014

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2506014

mardi 25 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2506014
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A..., résidant en Mongolie, d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de visa d’entrée en France. Le juge a constaté que la requête était irrecevable, faute pour le requérant d’avoir justifié d’un domicile élu en France ou dans l’Union européenne (article R. 431-8 du code de justice administrative) et de la saisine préalable obligatoire de la commission des recours contre les refus de visa (article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile). Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, l’avis de réception n’a pas été retourné, rendant impossible toute instruction. En conséquence, l’ordonnance prononce un non-lieu à statuer en l’état sur la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 avril 2025, M. B... A... saisit le tribunal d’un litige relatif au refus opposé à sa demande de visa d’entrée en France ainsi qu’à celles de Mme C... et M. D... B....



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code d’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…). »

Aux termes de l’article R. 431-8 du même code : « Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l'un de ces territoires. ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) ».

Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit à peine d’irrecevabilité être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué, ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date du dépôt de la réclamation ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) ».

Aux termes de l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Une commission placée auprès du ministre des affaires étrangères et du ministre de l'intérieur est chargée d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de long séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. Le sous-directeur des visas, au sein de la direction générale des étrangers en France du ministère de l'intérieur, est chargé d'examiner les recours administratifs contre les décisions de refus de visa de court séjour prises par les autorités diplomatiques ou consulaires. La saisine de l'une ou l'autre de ces autorités, selon la nature du visa sollicité, est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier. ». Aux termes de l’article D. 312-4 du même code : « Les recours administratifs doivent être formés dans un délai de trente jours à compter de la notification de la décision de refus de visa. ».

Aux termes de l’article R. 612-1 du code de justice administrative : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) ».

La présente requête, qui entend contester les refus de visa qui ont été opposé à son épouse, à son fils et à lui-même, a été déposée par M. A..., qui réside en Mongolie et qui n’est pas représenté dans les conditions, prévues par l’article R. 431-8 du code de justice administrative. En outre, cette requête n’est pas accompagnée du recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article D. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. M. A... a été invité, par un courrier du tribunal en date du 7 avril 2025, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours. Toutefois, l’avis de réception n’a pas été retourné, à ce jour, au tribunal qui se trouve ainsi dans l’impossibilité d’instruire la requête. L’affaire n’étant actuellement susceptible d’aucune suite, il n’y a pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l'Intérieur.









Fait à Nantes, le 25 novembre 2025.
Le président,





E. BERTHON

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,



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