Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 24 novembre 2025, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... contestant un refus de visa de court séjour. La requérante, résidant au Sénégal, n'avait pas respecté l'obligation d'élection de domicile sur le territoire français ou européen prévue à l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré deux invitations à régulariser sa requête, l'absence de retour de l'avis de réception a empêché toute instruction. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer en l'état.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 avril 2025, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler la décision implicite par laquelle la sous-directrice des visas a rejeté le recours formé contre la décision du 3 décembre 2024 de l’autorité consulaire française à Dakar (Sénégal) refusant de lui délivrer un visa de court séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
Aux termes de l’article R. 431-8 du code de justice administrative : « Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l'un de ces territoires. ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) ».
La requête a été déposée par Mme B..., qui réside au Sénégal et qui n’est pas représentée dans les conditions, prévues par l’article R. 431-8 du code de justice administrative précité. Mme B... a été invitée, par deux courriers du tribunal en date des 11 avril et 22 juillet 2025, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours. Toutefois, l’avis de réception n’a pas été retourné, à ce jour, au tribunal qui se trouve ainsi dans l’impossibilité d’instruire la requête. L’affaire n’étant actuellement susceptible d’aucune suite, il n’y a pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Nantes, le 24 novembre 2025.
La présidente,
P. PICQUET
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,