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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2506651

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2506651

vendredi 24 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2506651
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., résidant en Algérie, contestant le refus implicite de délivrance d’un visa de court séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas, malgré une demande de régularisation, élu domicile sur le territoire français ou dans un État membre de l’UE/EEE/Suisse, comme l’exige l’article R. 431-8 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, l’ordonnance prononce le rejet sans invitation à régulariser supplémentaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 avril 2025, Mme A... B... conteste devant le tribunal la décision implicite de rejet née du silence gardé par le sous-directeur des visas sur le recours formé contre la décision du 7 janvier 2025 de l’autorité consulaire française à Alger (Algérie) refusant de lui délivrer un visa de court séjour.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ».

Aux termes de l’article R. 431-8 du code de justice administrative : « Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l'un de ces territoires. »

La présente requête a été introduite par Mme B..., qui réside en Algérie et n’est pas représentée dans les conditions prévues aux dispositions de l'article R. 431-8 précité du code de justice administrative. En dépit de la demande de régularisation adressée par le tribunal, le 22 avril 2025, par le biais de l’application « Télérecours Citoyens » et dont il a été accusé réception le jour-même, la requérante n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, régularisé son recours en élisant domicile sur un des territoires visés à l’article R. 431-8 précité. Par suite, cette requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste qui n’est plus susceptible de régularisation et ne peut qu’être rejetée.
O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Nantes, le 24 octobre 2025.
La présidente,




V. POUPINEAU

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,








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