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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2507533

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2507533

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2507533
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLYROS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes constate l'absence d'objet du recours en annulation et en injonction, suite à la délivrance du visa litigieux par l'autorité consulaire le 6 juin 2025. Il se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer un non-lieu à statuer sur ces demandes. La juridiction rejette par ailleurs la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 avril 2025, M. D... A... E... et Mme C... G... B..., agissant en leur nom personnel et en qualité de représentants légaux du mineur F... A... E..., représentés par Me Ottou, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur le recours formé contre la décision du 7 mars 2025 de l’autorité consulaire française à Bujumbura (Burundi) refusant de délivrer un visa de long séjour à F... A... E... ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de délivrer le visa sollicité dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros qui devra être versée à leur avocate au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, moyennant la renonciation de cette avocate à percevoir la contribution versée par l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle ou à Mme B..., sur le seul fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, si la demande d’aide juridictionnelle devait être rejetée.


Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2025, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que l’autorité consulaire française à Bujumbura a délivré le visa sollicité le 6 juin 2025.

M. A... E... a été admis à l’aide juridictionnelle partielle (55%) par une décision du 14 janvier 2026.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Postérieurement à l’introduction de la requête, l’autorité consulaire française à Bujumbura a délivré, le 6 juin 2025, le visa sollicité à F... A... E.... Dans ces conditions, les conclusions de M. A... E... et Mme G... B... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Dès lors, il n’y a pas lieu d’y statuer.

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions présentées par les requérants sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.



O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A... E... et Mme G... B... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... A... E..., à Mme C... G... B..., au ministre de l’intérieur et à Me Ottou.


Fait à Nantes, le 13 mars 2026.
La présidente,






V. Poupineau

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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