Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme et M. C..., qui contestaient le refus de visa de court séjour opposé à leurs parents, M. D... et Mme F.... Les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt personnel à agir en leur nom propre, et ne pouvaient pas non plus représenter valablement les demandeurs de visa, n’étant pas avocats ou mandataires habilités au sens des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 mai 2025, Mme E... C... et M. B... C... contestent la décision par laquelle la sous-directrice des visas a rejeté le recours formé contre les décisions de l’autorité consulaire française à Rabat (Maroc) refusant de délivrer un visa de court séjour à M. G... D... et Mme A... F....
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 431-2 du code de justice administrative : « Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d’irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat. (…) ». Aux termes de l’article R. 431-4 du même code : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur (…) ». Enfin, selon l’article R. 431-5 de ce code : « Les parties peuvent également se faire représenter : / 1° Par l'un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2 ; (…) ».
La présente requête, introduite par Mme et M. C..., a pour objet la contestation du refus de visa de court séjour opposé à M. D... et Mme F.... Toutefois, Mme et M. C... ne justifie pas, en leur seule qualité de fille et de gendre des intéressés, d’un intérêt leur permettant de contester, devant le juge administratif, la légalité d’un tel refus de visa. Par ailleurs, les dispositions de l’article R. 431-5 du code de justice administrative ne permettent pas à une partie de se faire représenter par un mandataire autre que l’un de ceux mentionnés à l’article R. 431-2 du même code. Mme et M. C..., qui ne font pas partie des mandataires mentionnés à l’article R. 431-2 du code de justice administrative, ne peuvent donc valablement agir au nom de M. D... et Mme F.... Ainsi, la requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste qui ne peut qu’être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme et M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E... C... et M. B... C...
Fait à Nantes, le 28 novembre 2025.
Le président,
E. BERTHON
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,