Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... qui contestait une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté qu'aucune décision d'éloignement n'avait été prise par le préfet de la Loire-Atlantique à l'encontre du requérant. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 juin 2025, M. B... A..., demande au tribunal d’annuler la décision par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : /(...)/ 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…)».
2. M. A... soutient que le préfet de la Loire-Atlantique lui a fait obligation de quitter le territoire français. Toutefois, alors qu’il ne résulte pas de l’instruction ni des pièces du dossier que M. A... aurait fait l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire, la requête de M. A... doit être regardée comme manifestement irrecevable et rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 8 janvier 2026.
La magistrate désignée,
S. MOUNIC
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,