Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’autorité consulaire française à Islamabad d’enregistrer la demande de visa de long séjour de sa fille, présentée au titre de la réunification familiale. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), tout en maintenant sa demande de frais de justice. L’ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, l’Etat est condamné à verser 500 euros à M. A... au titre des frais exposés.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2025, M. B... A..., agissant en son nom personnel et en qualité de représentant légal de sa fille mineure C..., représenté par Me Macarez, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle l’autorité consulaire française à Islamabad a refusé d’enregistrer et d’instruire la demande de visa de long séjour de la jeune C... présentée au titre de la réunification familiale ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de faire convoquer la jeune C... auprès de l’autorité consulaire française à Islamabad afin qu’il soit procédé à l’enregistrement de sa demande de visa dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 12 septembre 2025, M. A... déclare se désister des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte de sa requête et maintenir celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte :
Par un mémoire enregistré le 12 septembre 2025, M. A... a déclaré se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Sur les frais liés à l’instance :
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros au titre des frais exposés par M. A... et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de M. A... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.
Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 500 (cinq cents) euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... et au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur.
Fait à Nantes, le 10 octobre 2025.
La présidente,
V.POUPINEAU
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,