Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... B... concernant sa demande de visa long séjour. La requête initiale, enregistrée le 21 juillet 2025, ne contenait ni conclusions ni moyens, et aucun mémoire régularisateur n'a été déposé avant l'expiration du délai de recours contentieux. En application des articles R. 222-1 4° et R. 411-1 du code de justice administrative, le juge a constaté que la requête ne pouvait plus être régularisée et l'a rejetée par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 21 juillet 2025 et le 18 août 2025, Mme A... B... saisit le tribunal d’un litige relatif à sa demande de visa long séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
Mme B... saisit le tribunal en se bornant à solliciter un visa de long séjour et en produisant des pièces, sans toutefois assortir ces éléments d’une quelconque demande ou argumentation susceptible d’être examinée par le tribunal. A la date d’expiration du délai de recours contentieux, qui a commencé à courir au plus tard à compter du 21 juillet 2025, date à laquelle a été enregistrée sa requête, Mme B... n’a pas déposé de mémoire complémentaire assorti de conclusions et de moyens. Par suite, sa requête, qui est entachée d’une irrecevabilité manifeste, n’est plus susceptible d’être régularisée et ne peut qu’être rejetée en application de l’article R. 222-1 4° précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Nantes, le 19 décembre 2025.
La présidente,
V. POUPINEAU
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,