Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... concernant des demandes de visas de court séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle se bornait à produire des documents sans exposer de conclusions ou de moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le délai de recours étant expiré sans régularisation, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
M. A... C... a, le 8 août 2025, saisi le tribunal d’un litige relatif aux demandes de visas de court séjour présentées par Mme B... D..., M. E... C... et lui-même.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
2.
M. C... se borne à produire un ensemble de documents, sans assortir ces éléments d’une quelconque demande ou argumentation susceptible d’être examinée par le tribunal. Cette simple transmission, dépourvue de toute conclusion et de tout moyen, ne saurait être regardée comme constituant une requête au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative cité au point précédent. A la date d’expiration du délai de recours contentieux qui avait commencé à courir au plus tard à compter du 8 août 2025, date à laquelle a été enregistrée sa « requête », le requérant n’a pas déposé de mémoire complémentaire assorti de moyens. Par suite, sa requête n’est plus susceptible d’être régularisée et doit être rejetée en application de l’article R. 222-1 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. A... C....
Fait à Nantes, le 18 novembre 2025.
La présidente,
P. PICQUET
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,