Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant le retrait de son avis favorable à l'épreuve théorique du permis de conduire pour suspicion de fraude. Le requérant s'était borné à transmettre la décision attaquée sans exposer de conclusions ni de moyens, et n'a pas régularisé sa requête dans le délai de recours contentieux. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 août 2025, M. A... B... saisit le tribunal d’un litige relatif au retrait de la décision portant avis favorable à l’épreuve théorique de l’examen du permis de conduire pour suspicion de fraude.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
2. M. C... saisit le tribunal en se bornant à produire la décision du 12 août 2025 par laquelle le préfet de la Sarthe a retiré l’attestation de réussite de l’épreuve théorique à l’examen du permis de conduire, et le courrier de La Poste portant avis favorable à cet examen. Cette simple transmission, dépourvue de toute conclusion et de tout moyen, ne saurait être regardée comme constituant une requête. A la date d’expiration du délai de recours contentieux qui avait commencé à courir au plus tard à compter du 18 août 2025, date à laquelle a été enregistrée sa requête, M. B... n’a pas déposé de mémoire complémentaire assorti de moyens. Par suite, sa requête, qui est entachée d’une irrecevabilité manifeste, n’est plus susceptible d’être régularisée et ne peut qu’être rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. A... B....
Fait à Nantes, le 12 novembre 2025.
La présidente,
Claire Chauvet
La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,