Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours pour excès de pouvoir contre un refus de visa. Le requérant a saisi la juridiction par courriel, un mode de saisine irrégulier selon l'article R. 414-2 du code de justice administrative, et n'a pas régularisé sa requête malgré une mise en demeure. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal se trouve dans l'impossibilité d'instruire l'affaire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 août 2025, M. A... B... saisit le tribunal d’un litige relatif au refus opposé à sa demande de visa d’entrée en France.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
Aux termes de l’article R. 414-2 du même code : « Les personnes physiques et morales de droit privé non représentées par un avocat, autres que celles chargées de la gestion permanente d'un service public, peuvent adresser leur requête à la juridiction par voie électronique au moyen d'un téléservice accessible par le réseau internet. Ces personnes ne peuvent régulièrement saisir la juridiction par voie électronique que par l'usage de ce téléservice. (…) » Il résulte de ces dispositions qu’une requête ne peut pas être introduite par courriel ou par télécopie.
Il ressort des pièces du dossier que M. B... a déposé sa requête par courriel. M. B... a été invité, par un courrier du tribunal en date du 22 août 2025, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours. Toutefois, l’avis de réception n’a pas été retourné, à ce jour, au tribunal qui se trouve ainsi dans l’impossibilité d’instruire la requête. L’affaire n’étant actuellement susceptible d’aucune suite, il n’y a pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu, en l’état, de statuer sur la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Nantes, le 11 mars 2026.
Le président,
A. PENHOAT
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,