LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2514745

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2514745

vendredi 5 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2514745
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLASSOUED

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par M. et Mme D. Les requérants contestaient le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour assister à la soutenance de thèse de leur fille. Le juge a estimé que la condition d’urgence, prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, la soutenance étant déjà passée à la date de l’ordonnance et leur saisine tardive ayant contribué à la situation. Les requêtes ont donc été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I/ Par une requête et un mémoire en régularisation, enregistrés les 26 août et 4 septembre 2025 sous le n°2514745, Mme B D, représentée par Me Lassoued, doit être regardée comme demandant au juge des référés :

1°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 3 juin 2025 par laquelle le sous-directeur des visas a rejeté son recours contre la décision par laquelle l'autorité consulaire française à Tunis lui refusant la délivrance d'un visa de court séjour;

2°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer un visa d'une durée de validité de trois mois à titre provisoire, ou d'ordonner au consulat de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au consul de France à Tunis ou au ministre des affaires étrangère de lui délivrer un visa de long séjour dans le délai de 10 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est recevable ;

- la condition d'urgence est satisfaite : elle souhaite assister, en France, à la soutenance de la thèse de sa fille prévue le 2 septembre 2025 et à la remise des diplômes prévue le 22 novembre 2025 ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

II/ Par une requête, enregistrée le 26 août 2025 sous le n°2514746, M. A D, représenté par Me Lassoued, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 3 juin 2025 par laquelle le sous-directeur des visas a rejeté son recours contre la décision par laquelle l'autorité consulaire française à Tunis lui a refusé la délivrance d'un visa de court séjour ;

2°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer un visa de court séjour d'une durée de validité de trois mois à titre provisoire, ou d'ordonner au consulat de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au consul de France à Tunis ou au ministre des affaires étrangère de lui délivrer un visa de long séjour dans le délai de 10 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est recevable ;

- la condition d'urgence est satisfaite ; il souhaite assister, en France, à la soutenance de la thèse de sa fille prévue le 2 septembre 2025 et à la remise des diplômes prévue le 22 novembre 2025 ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu :

- les requêtes en annulation de la décision attaquée;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, a désigné M. Marowski, premier conseiller, pour statuer en matière de référés.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

3. Pour justifier de l'urgence à suspendre la décision attaquée, M. et Mme D se bornent à se prévaloir de leur souhait d'assister à la soutenance de la thèse de leur fille en France le 2 septembre 2025. Or, à la date de la présente ordonnance, cette demande ne présente plus d'objet. Par ailleurs, si les intéressés indiquent qu'il souhaite également assister à la remise de diplôme de leur fille, cette seule circonstance ne suffit pas à établir que le refus de visa litigieux porte atteinte de manière grave et immédiate à leur situation. Enfin, en ne saisissant le juge des référés que le 26 août 2025 d'une décision du 3 juin 2025, M. et Mme D ont contribué eux-mêmes à la situation d'urgence qu'ils invoquent au regard, notamment, de la date de soutenance prévue. Dès lors, la condition d'urgence ne peut être regardée comme satisfaite.

4. Il y a lieu, par suite, de rejeter les requêtes en toutes leurs conclusions selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : Les requêtes n°2514745 et n°2514746 présentées par Mme et M. D sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C D et à M. A D.

Copie en sera adressée au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Fait à Nantes, le 5 septembre 2025.

Le juge des référés,

Y. MAROWSKI

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Ns° 2514745 ; 2514746

1

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions