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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2514814

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2514814

vendredi 28 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2514814
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMOUNGUETYI NJIFEN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes a constaté le désistement d’office de la requête de M. A..., qui contestait un refus de visa de long séjour « salarié » pris par le consulat général de France à Douala. Ce désistement est intervenu en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après que sa demande de suspension a été rejetée et qu’il n’a pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 août 2025, M. B... A..., représenté par Me Njifen Mounguety, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la Commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France sur le recours qu’il a formé contre la décision du 13 mai 2025 par laquelle le consulat général de France à Douala (Cameroun) a refusé de lui délivrer un visa de long séjour portant la mention « salarié » ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur, à titre principal, de lui délivrer un visa de long séjour portant la mention « salarié » et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande, dans un délai d’un mois sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative

4°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 13 euros au titre des droits de plaidoirie en application des dispositions des articles R. 652-27 et R. 652-28 du code de la sécurité sociale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2025, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
le code de la sécurité sociale ;
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / 1 Donner acte des désistements (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code : « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ».

La requête en référé n° 2514854 de M. A... tendant à la suspension de l’exécution de la décision attaquée a été rejetée par ordonnance du 19 septembre 2025 au motif qu’aucun des moyens présentés par le requérant n’était propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. En application des dispositions de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, M. A... a été informé, dans la notification de l’ordonnance de référé dont il a été accusé réception le 24 septembre 2025, de ce qu’il lui appartenait de confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de sa requête au fond et de ce qu’à défaut de confirmation, il serait réputé s’être désisté d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, M. A... est réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.



O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... et au ministre de l'intérieur.


Fait à Nantes, le 28 novembre 2025.


La présidente,




M. C...

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier,

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