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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2514966

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2514966

vendredi 20 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2514966
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLEUDET

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite de visas de long séjour pour deux enfants. La juridiction constate que les visas ont été délivrés avant l'enregistrement de la requête, la privant ainsi d'objet et la rendant manifestement irrecevable. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne l'Etat à verser 800 euros au requérant au titre des frais de l'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 août 2025 et le 19 février 2026, M. D... F... A..., agissant en son nom propre et en tant que représentant légal des enfants mineurs G... B... C... A... et E... A..., représenté par Me Leudet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur le recours qu’il a formé contre les décisions de l’autorité consulaire française à Yaoundé (Cameroun) refusant de délivrer des visas de long séjour aux enfants G... B... C... et E... A... ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de faire délivrer les visas sollicités dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen des demandes de visas des jeunes G... B... C... et E... A..., dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 4 septembre 2025, M. A... conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte et maintient le surplus de ses conclusions.


M. A... n’a pas été admis à l’aide juridictionnelle par une décision du 11 février 2026


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

Il ressort des pièces du dossier que des visas ont été délivrés aux jeunes G... B... C... A... et E... A... le 28 août 2025. Par suite, la requête de M. A..., enregistrée le 29 août 2025, était dépourvue d’objet dès l’origine. Les conclusions de la requête de M. A... sont, dès lors, manifestement irrecevables et ne peuvent qu’être rejetées.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros à verser à M. A... en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : L’Etat versera à M. A... la somme de 800 euros au titre des frais de l’instance.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... F... A... et au ministre de l’intérieur.

Fait à Nantes, le 20 mars 2026.
Le président,





E. Berthon

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,



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