Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Loire-Atlantique. La requérante s'était bornée à transmettre la décision contestée sans formuler de conclusions ni présenter d'écritures, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 septembre 2025, Mme B... A... saisit le tribunal d’un litige relatif au classement sans suite de sa demande de naturalisation.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ; ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient (…) l'énoncé des conclusions soumises au juge. ».
Mme A... se borne à transmettre au tribunal la décision de classement du 15 septembre 2025 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a classé sans suite sa demande de naturalisation. Cette saisine dépourvue d’écritures, qui ne constitue pas une requête, ne satisfait pas aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Ainsi, cette requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Nantes, le 10 octobre 2025.
La présidente,
H. DOUET
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,