Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de délivrance d’un visa de court séjour. La requête, introduite en anglais par un requérant résidant au Bangladesh, n’a pas été régularisée malgré une demande du tribunal. Le requérant n’a ni élu domicile sur le territoire de la République, de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse, ni produit une copie en français de sa requête, comme l’exige l’article R. 431-8 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 septembre 2025 et le 6 novembre 2025, M. A... B... conteste devant le tribunal la décision du 7 juillet 2025 par laquelle la sous-directrice des visas a rejeté son recours formé contre la décision du 27 mars 2025 de l’autorité consulaire française à Dacca (Bangladesh) refusant de lui délivrer un visa de court séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ».
Aux termes de l’article R. 431-8 du même code : « Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l'un de ces territoires. »
La présente requête a été introduite en anglais par M. B... qui réside au Bangladesh et n’est pas représenté dans les conditions prévues aux dispositions de l'article R. 431-8 du code de justice administrative. En dépit de la demande adressée par le tribunal le 22 septembre 2025, et dont il a été accusé réception au plus tard le 6 novembre 2025, date à laquelle M. B... a produit un mémoire en réponse à la demande de régularisation, le requérant n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, régularisé son recours en élisant domicile sur un des territoires visés à l’article R. 431-8 précité, ni produit une copie en langue française de sa requête. Par suite, cette requête est entachée d’irrecevabilités manifestes qui ne sont plus susceptibles de régularisation et ne peut qu’être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Nantes, le 23 janvier 2026.
La présidente,
V. POUPINEAU
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,